Sahara marocain : Washington veut faire avancer le processus politique à l’ONU
À l’approche du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, l’administration Trump place le dossier du Sahara marocain parmi les questions sur lesquelles elle entend obtenir des avancées. Un haut responsable américain affirme que Washington travaille avec l’ONU dans le cadre d’un « processus politique actif », avec l’objectif de dépasser le cycle des renouvellements successifs de la mission onusienne.
Le dossier du Sahara marocain figure parmi les sujets que Washington entend mettre en avant durant la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale. Du 22 au 28 septembre, les chefs d’État et de gouvernement ainsi que les responsables de la diplomatie mondiale se retrouvent à New York pour le principal rendez-vous annuel des Nations unies.
Dans une déclaration rapportée par ABC, un haut responsable américain a rappelé que le conflit du Sahara occidental est inscrit depuis plusieurs décennies à l’agenda de l’ONU. Il a également souligné que la mission de paix déployée dans la région fait l’objet de renouvellements réguliers depuis près de trente ans.
Pour l’administration Trump, cette longue succession de renouvellements ne constitue plus une finalité en soi. « Les États-Unis et l’ONU sont engagés dans un processus politique actif », a déclaré le responsable américain, en présentant la recherche de résultats politiques comme la priorité désormais assignée à Washington.
La volonté américaine de sortir de ce fonctionnement annuel n’est pas nouvelle. Washington travaille depuis plusieurs mois à une révision du rôle de la MINURSO, dont le mandat expire le 31 octobre 2026. L’administration Trump étudie plusieurs scénarios pour l’avenir de la mission, alors que des réductions de son dispositif sont déjà intervenues sur le terrain. En août, une délégation américaine s’est notamment rendue à Laâyoune pour examiner avec les responsables de la mission son évolution. Cette réflexion s’inscrit dans la volonté affichée par Washington de réduire ou de transformer les opérations onusiennes de maintien de la paix jugées coûteuses et inefficace et de privilégier, dans le cas du Sahara marocain, une démarche politique à même de déboucher sur un règlement.
Cette position intervient alors que les États-Unis confirment leur reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, annoncée en décembre 2020 par la première administration Trump. Depuis cette décision, la coopération entre Washington et Rabat s’est poursuivie dans plusieurs domaines, notamment diplomatique, sécuritaire et militaire.
La relation entre les deux pays constitue aujourd’hui l’un des principaux cadres dans lesquels Washington aborde le dossier du Sahara. Le Maroc est considéré par les États-Unis comme un partenaire important en Afrique du Nord, avec une coopération particulièrement développée dans les domaines de la défense et de la sécurité.
Pour Rabat, la position américaine revêt une portée particulière, Washington ayant reconnu en 2020 la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. Cette reconnaissance constitue l’un des principaux marqueurs de la politique américaine sur ce dossier et donne un relief particulier à la volonté affichée par l’administration Trump de faire progresser le processus politique à l’ONU. Le Royaume poursuit parallèlement son action diplomatique autour de l’initiative d’autonomie, largement admise sur la scène internationale comme le cadre d’une solution politique à ce différend artificiel.
Source : fr.hespress.com
