Sahara: après le veto russe, le dossier débattu à l’AG de l’ONU le 10 novembre
Après la fin de la MINURSO, faute de reconduction au Conseil de sécurité de l’ONU, le dossier va désormais être discuté devant les 193 États membres.
Le président de l’Assemblée générale des Nations unies, Khalilur Rahman, a annoncé dans une lettre datée du 2 novembre la tenue d’une réunion plénière le mardi 10 novembre, à 10 h, dans la salle de l’Assemblée générale, au siège de l’ONU à New York. Elle se tiendra au titre du point 62 de l’ordre du jour, intitulé «usage du veto».
Cette convocation fait suite au veto exercé par un membre permanent, en l’occurrence la Russie, lors de la 10.260e séance du Conseil de sécurité, le 30 octobre 2026, consacrée à la situation concernant le Sahara marocain.
La réunion du 10 novembre s’inscrit dans le cadre de la résolution 76/262 de l’Assemblée générale. Ce texte, adopté en 2022, impose au président de l’Assemblée de convoquer une séance formelle dans les dix jours ouvrables suivant un veto d’un ou plusieurs membres permanents du Conseil de sécurité. Elle sert à débattre de la situation concernée, sauf si l’Assemblée se réunit déjà en session extraordinaire d’urgence sur ce même dossier.
Pour rappel, le 30 octobre dernier, le Conseil de sécurité devait statuer sur l’expiration du mandat de la MINURSO, prévue le lendemain. La Russie a alors utilisé pour la première fois son droit de veto sur ce dossier, ce qui n’était jamais arrivé concernant une résolution sur le Sahara depuis la saisine du Conseil en 1975.
Le texte rejeté par Moscou était le projet de résolution proposé par les États-Unis. Dans sa deuxième version révisée, celui-ci reconduisait la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2027 et la rebaptisait «Mission des Nations unies au Sahara occidental», en supprimant le mot «référendum» de son nom. Onze membres du Conseil avaient voté en faveur du projet américain.
Le débat du 10 novembre n’aura pas d’incidence directe sur le mandat de la MINURSO. En effet, l’Assemblée générale de l’ONU ne vote pas les mandats des opérations de maintien de la paix, et ses débats n’ont pas de portée contraignante. Ce sera toutefois l’occasion pour les États membres d’exprimer leurs positions sur le dossier devant l’ensemble de l’organisation.
Source : h24info.ma
