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Moyen-Orient : l’Iran annonce avoir attaqué des cibles américaines au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie

L’armée iranienne a annoncé jeudi avoir attaqué des bases et des installations militaires américaines d’abord au Koweït et à Bahreïn, puis en Jordanie, après que les États-Unis ont mené de nouvelles frappes contre l’Iran.

Les États-Unis et l’Iran ont de nouveau échangé des frappes. L’armée iranienne a annoncé ce jeudi avoir attaqué des bases et des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, à l’aide de drones.

Les forces iraniennes ont visé « des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant » sur la base aérienne Ali al-Salem située au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn, selon la télévision d’état iranienne.

Les Gardiens de la Révolution ont également annoncé avoir frappé avec des missiles balistiques une base aérienne américaine en Jordanie ce jeudi, en riposte à ce qu’ils ont présenté comme une attaque américaine près d’un hôpital pour enfants en Iran. Les forces américaines ont « utilisé leurs bases en Jordanie pour viser plusieurs zones en Iran, y compris les abords d’un hôpital pour enfants atteints de cancer », ont-ils affirmé sur leur site, précisant avoir répliqué en lançant « deux vagues de missiles » sur la base en Jordanie.

Les affrontements entre Téhéran et Washington ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l’Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril. Le 17 juin, les deux pays avaient pourtant signé un protocole d’accord qui devait mettre fin aux hostilités.

« Bonne volonté »

Mercredi, l’armée américaine avait annoncé avoir achevé « une série de frappes nocturnes contre l’Iran », en précisant avoir attaqué des cibles militaires, notamment dans la ville portuaire de Bandar Abbas (sud), afin de « réduire la capacité de l’Iran à menacer des marins innocents » dans le détroit d’Ormuz. Une première salve avait été lancée contre le pays plus tôt dans la journée, les forces américaines frappant « des sites de défense côtière et des sites de missiles de croisière sur l’île de Greater Tunb », selon l’armée américaine.

Côté iranien, le système de défense antiaérienne a été activé jeudi dans la capitale Téhéran et des explosions ont été entendues dans le nord et l’ouest de l’Iran, selon des médias d’état. Dans la journée de mercredi, la ville portuaire de Bouchehr, au sud du pays, où se trouve la seule centrale nucléaire d’Iran, a de nouveau été visée par Washington, comme les environs d’Iranshahr, dans le sud-est. Sept militaires y ont été tués, selon l’armée iranienne, qui a recensé treize tirs de missiles américains. Plus de trente civils sont morts depuis que les affrontements ont repris, selon le dernier bilan du gouvernement iranien.

Des explosions ont aussi été entendues dans plusieurs villes dont Bandar Abbas, Rask et Chabahar (sud-est), ainsi que sur l’île de Qeshm, ont rapporté les médias iraniens. Selon eux, un hôpital d’Ahvaz (sud-ouest) a été évacué à la suite de frappes américaines dans la région, et les patients ont été transférés vers d’autres établissements de santé.

Le président américain Donald Trump a toutefois salué un « geste de bonne volonté » de Téhéran après avoir annoncé dans la soirée la libération d’une citoyenne américaine retenue selon lui en Iran depuis 2024.

Source : leparisien.fr