Produire 1000 robots humanoïdes par mois avant fin 2026 : Xpeng accélère pour déployer ses modèles Iron à travers le monde
Le spécialiste chinois des véhicules électriques ne cache plus ses ambitions dans la robotique “next-gen”. Il prévoit de produire jusqu’à 1000 robots humanoïdes Iron par mois d’ici à la fin de l’année, avant de les déployer comme assistants commerciaux dans ses magasins en Chine puis à l’international.
Parmi les constructeurs automobiles qui se lancent dans la robotique humanoïde, le chinois Xpeng est particulièrement bien placé. Celui-ci prévoit de produire jusqu’à 1000 robots Iron par mois d’ici à fin 2026, révèle le Wall Street Journal citant des sources proches du dossier. S’il parvient à tenir son calendrier, il les déploiera à travers le monde l’année prochaine.
Un robot équipé de puces propriétaires Turing
Xpeng a dévoilé en novembre 2025 la deuxième génération de son robot humanoïde Iron, doté d’après l’entreprise de “muscles biomimétiques”. Il offre 82 degrés de liberté, dont 22 au niveau de la main, et est équipé trois puces propriétaires Turing qui délivrent jusqu’à 3000 TOPS. Côté logiciel, trois modèles d’IA assurent l’interaction, la navigation et la conversation. À l’époque, Xpeng envisageait plusieurs cas d’usage, depuis la réalisation de visites guidées à la gestion du trafic en passant par l’accompagnement à l’achat.
C’est précisément vers ce dernier type de tâche que se tourne l’entreprise. Le constructeur espère ainsi déployer Iron comme assistant commercial dans ses magasins et concessions en Chine à partir du premier trimestre 2027, avant une extension du service à ses points de vente partout dans le monde. Il revendiquait en mars opérer dans une soixantaine de pays, avec environ 70 concessions dans l’Hexagone.
Xpeng étudie aussi des applications industrielles
Le virage prononcé de Xpeng dans la robotique humanoïde est assez logique : le constructeur travaille depuis plusieurs années sur des systèmes d’aide à la conduite et de conduite autonome, soit des solutions robotiques embarquées dans des véhicules. Il a entamé en mai la production en série de son taxi autonome entièrement conçu en interne, qui repose sur le modèle vision-langage-action VLA 2.0. Entraîné sur plus de 100 millions de vidéos de conduite, VLA 2.0 permettrait de faire passer le temps de réponse (et donc des repères visuels aux commandes) à moins de 80 millisecondes.
Xpeng vise aussi des applications industrielles pour ses robots humanoïdes. Un partenariat a été noué en ce sens avec le premier fabricant d’acier chinois Baosteel, dans le cadre duquel de premières unités seront bientôt déployées dans les installations de ce dernier. Ils devraient être utilisés pour des tâches d’inspection industrielle.
Les constructeurs de véhicules électriques disposent d’un avantage de taille dans le développement de robots humanoïdes : leur expérience avérée dans l’intégration des moteurs et des batteries. Le numéro 1 du secteur BYD l’a bien compris et développe aussi des robots humanoïdes, qui pourraient être commercialisés via son réseau de concessionnaires. Xiaomi, de son côté, multiplie les sorties de modèles d’IA spécialisés pour la robotique. La firme chinoise a présenté en novembre 2025 MiMo-Embodied, un modèle de fondation vision-langage conçu à la fois pour la conduite autonome et la robotique, suivi de Robotics-0, un modèle VLA à 4,7 milliards de paramètres permettant aux robots de réaliser des tâches de manipulation nécessitant une dextérité fine.
Source : usine-digitale.fr
