Guerre au Moyen-Orient : l’Iran attaque des sites militaires américains au Koweït et en Jordanie
L’armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux États-Unis.
Oman dit œuvrer à la reprise des pourparlers sur le Yémen après une frappe houthie sur un navire saoudien
Oman, un médiateur clé entre les rebelles houthis du Yémen et Ryad a déclaré jeudi s’employer à reprendre les discussions diplomatiques entre ces parties, au lendemain d’une frappe houthie contre un navire saoudien en mer Rouge.
Oman «suit avec une grande préoccupation les récents développements (…) en mer Rouge», a indiqué son ministère des Affaires étrangères, ajoutant qu’il «travaille actuellement en coordination» avec Ryad, «les parties yéménites et l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen», pour «relancer le processus politique (…) pour parvenir à la sécurité et à la stabilité dans la région».
L’armée iranienne jure de poursuivre ses frappes aussi longtemps que l’Iran sera attaqué
L’armée iranienne a assuré jeudi qu’elle continuerait à frapper des cibles américaines au Moyen-Orient aussi longtemps que l’Iran serait attaqué par les États-Unis, après une 12e nuit consécutive d’hostilités entre les deux pays ennemis.
«Les représailles des forces armées se poursuivront tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront», a déclaré le porte-parole de l’armée, Mohammad Akraminia, cité par la télévision d’État.
L’armée jordanienne dit avoir intercepté quatre missiles et six drones iraniens
La Jordanie a indiqué jeudi avoir de nouveau intercepté ces dernières 24H des missiles et drones iraniens tirés vers son territoire, Téhéran ripostant aux bombardements américains en frappant des alliés de Washington dans la région.
L’armée jordanienne a indiqué dans un communiqué avoir intercepté trois missiles jeudi matin, tandis qu’un autre est tombé dans une zone inhabitée. Six drones ont été interceptés mercredi soir, selon la même source, qui précise que les tirs n’ont pas fait de victimes, ni de dégâts.
Les Houthis «se sont fait avoir» par les Iraniens en menant des frappes en mer Rouge, lance Rubio
Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a déclaré jeudi que les rebelles houthis du Yémen s’étaient «fait avoir» par les Iraniens en menant des frappes en mer Rouge.
«Les Houthis ont fait preuve d’intelligence dans l’ensemble et sont restés en dehors de tout ça durant le conflit, mais ils ont l’air de s’être laissés maintenant entraîner en s’en prenant à l’Arabie saoudite et à ses navires», a déclaré Marco Rubio à des journalistes en marge d’une réunion de l’Asean à Manille, en espérant une «désescalade car franchement, les Houthis se sont fait avoir par les Iraniens».
Ce que coûte vraiment la guerre en Iran, comparée aux précédents conflits des États-Unis et aux budgets militaires de l’Otan
Mardi 21 juillet, devant le comité budgétaire du Sénat, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a affirmé que le coût de la guerre contre l’Iran s’élevait à 37,5 milliards de dollars pour les États-Unis depuis le 28 février (en incluant certaines dépenses anticipées d’ici au 30 septembre).
Le chiffre n’est évidemment que provisoire, puisque le fragile cessez-le-feu des mois de mai et juin a volé en éclats, et que les hostilités ont plus que jamais repris ces dernières semaines. Et plusieurs médias, notamment NBC News, affirment que le coût réel tourne plutôt autour de 80-100 milliards de dollars.
L’Asie du Sud-Est va appeler au passage «sans entrave» du détroit d’Ormuz
Les pays d’Asie du Sud-Est réunis aux Philippines doivent appeler à la liberté de navigation et à un passage «sans entrave» du détroit d’Ormuz, selon un projet de communiqué consulté jeudi par l’AFP. Le texte de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) dont les membres sont affectés par des pénuries de carburant, doit aussi appeler à la retenue entre les États-Unis et l’Iran, après la reprise des hostilités lourdes de conséquences économiques en Asie.
En déplacement à Manille, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a averti les pays de l’Asean qu’autoriser l’Iran à contrôler le détroit d’Ormuz – voie maritime essentielle au commerce mondial des hydrocarbures – créerait un «dangereux précédent». Le projet de communiqué fait référence à «la liberté de navigation et de survol dans les détroits». Il appelle aussi au passage «sans entrave» à travers le détroit d’Ormuz.
«Personne n’a à gagner à la poursuite de cette guerre», martèle Paris
Interrogé ce jeudi matin sur France Inter au sujet du conflit au Moyen-Orient, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a assuré que «tout doit être fait pour mettre fin à cette escalade dangereuse qui est en train de créer un risque majeur pour l’économie mondiale et notre pouvoir d’achat». Le quai d’Orsay entend faire respecter les termes de l’accord qui a été trouvé entre les États-Unis et l’Iran il y a un mois, avant la reprise des hostilités, et assure que la France se tient «prête» à «déployer des capacités dans le détroit d’Ormuz pour participer à des actions de déminage ou éventuellement d’escorte».
Par ailleurs, explique Jean-Noël Barrot, «nous devrions passer moins de temps à commenter la situation dans le détroit d’Ormuz et beaucoup plus à en tirer les leçons pour notre avenir». Les leçons en question : «Nous devons impérativement et le plus rapidement possible nous défaire de toutes les dépendances et servitudes qui tiennent à notre consommation d’hydrocarbures.»
