Une rallonge budgétaire de 20 MMDH pour atténuer l’impact économique de la guerre au Moyen-Orient
Le gouvernement prévoit d’injecter 20 milliards de dirhams supplémentaires dans le budget 2026 afin de limiter l’impact économique du conflit au Moyen-Orient, selon une source gouvernementale.
20 milliards de dirhams, c’est le montant de la rallonge du budget 2026 prévu par le gouvernement afin de financer des mesures destinées à atténuer l’impact du conflit au Moyen-Orient sur le marché national, révèle Reuters, citant une source gouvernementale. Cette dernière, qui a requis l’anonymat, précise ainsi le montant du financement supplémentaire annoncé jeudi par Mustapha Baitas.
Selon le porte-parole du gouvernement, cet ajustement budgétaire vise à «mobiliser les réserves financières nécessaires pour faire face aux conséquences potentielles de la situation actuelle, notamment afin de soutenir le pouvoir d’achat des citoyens» si la crise venait à perdurer.
Les mesures prévues comprennent notamment des subventions destinées à stabiliser les prix du gaz butane, des transports publics et de l’électricité. Les fonds supplémentaires serviront également à financer des actions liées aux inondations ayant touché le nord du Royaume l’hiver dernier, ainsi qu’à couvrir d’autres dépenses imprévues résultant du contexte économique international.
Début avril dernier, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, avait indiqué que le gouvernement mobilise plus de 1,6 milliard de dirhams par mois pour stabiliser les prix du gaz butane, de l’électricité et du transport face à la crise.
La perturbation sans précédent de l’approvisionnement énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient affecte particulièrement le Royaume, qui importe la majeure partie de ses besoins en pétrole, gaz et charbon et ne dispose pas de capacités nationales de raffinage.
Le gouvernement table sur une croissance économique de 5,3% cette année, contre 4,6% l’an dernier, portée par l’amélioration du secteur agricole après des pluies abondantes ayant mis fin à sept années de sécheresse. Il prévoit également de réduire le déficit budgétaire de 0,5 point pour le ramener à 3% du PIB cette année, grâce à l’amélioration de la croissance et des recettes fiscales, tout en abaissant la dette publique à 66% du PIB.
Source : h24info.ma
