Israël mène une série de frappes contre le Hezbollah dans le sud et l’est du Liban
L’armée israélienne a mené une série de frappes aériennes contre le sud et l’est du Liban, affirmant viser des objectifs du Hezbollah ce vendredi 12 décembre.
Israël a mené une série de frappes aériennes contre le sud et l’est du Liban vendredi 12 décembre 2025 au matin, selon les médias officiels, rapporte l’Agence France-Presse (AFP). L’armée israélienne a affirmé viser des objectifs du Hezbollah pro-iranien dont un camp d’entraînement.
Une dizaine de lieux visés
Malgré un cessez-le-feu conclu en novembre 2024 avec le groupe islamiste libanais, Israël continue de mener des attaques régulières contre le Hezbollah, l’accusant de se réarmer. Selon l’Agence nationale d’information (Ani), les raids de vendredi, qualifiés en partie de « violents », ont visé une dizaine de lieux, certains situés à une trentaine de km de la frontière avec Israël.
Dans un communiqué, l’armée israélienne a affirmé avoir « frappé un complexe d’entrainement » de la force d’élite du Hezbollah, al-Radwan, où des membres de la formation chiite apprenaient « l’utilisation de différents types d’armes », devant servir dans « des attentats terroristes ».
L’armée israélienne a également « frappé des infrastructures militaires supplémentaires du Hezbollah dans plusieurs régions du sud du Liban », a-t-elle ajouté. L’aviation israélienne avait déjà visé certains des mêmes sites en début de semaine.
Le nord du fleuve Litani ciblé
Ces frappes interviennent alors que l’armée libanaise doit achever le démantèlement le 31 décembre des infrastructures militaires du Hezbollah entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, situé à une trentaine de km plus au nord, conformément à l’accord de cessez-le-feu. Les zones visées vendredi se trouvent pour la plupart au nord du fleuve.
Le Hezbollah a été très affaibli par la guerre, avec notamment l’assassinat de son chef historique, Hassan Nasrallah, par une frappe israélienne en septembre 2024 à Beyrouth. Depuis, les États-Unis ont accru la pression sur les autorités libanaises pour désarmer le groupe.
Source : ouest-france.fr
