Maroc

Face aux critiques, Akhannouch brandit les chiffres du HCP pour défendre son bilan

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a fait de la croissance économique l’un des principaux arguments de défense de son bilan, lundi, lors de la séance mensuelle consacrée à la politique générale à la Chambre des représentants. Face aux critiques de l’opposition, le dirigeant de l’Exécutif s’est appuyé sur les dernières données publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) pour mettre en avant les performances de l’économie nationale et revendiquer les résultats obtenus depuis l’arrivée de son gouvernement aux affaires.

Dans une intervention marquée par un ton offensif, Aziz Akhannouch a estimé que le débat politique devait davantage se concentrer sur les indicateurs économiques jugés porteurs d’espoir pour les Marocains. Selon lui, le dernier rapport du HCP, publié dans la matinée, fournit des éléments de nature à nourrir un « discours politique sérieux et responsable ».

Le chef du gouvernement a ainsi rappelé que l’économie marocaine avait enregistré un taux de croissance de 4,4 % en 2024, un chiffre supérieur aux estimations précédemment avancées par l’Exécutif, qui tablaient sur une progression de 3,8 %. Il a également souligné que la croissance aurait atteint 4,9 % en 2025, selon les données du HCP.

Pour 2026, les perspectives demeurent favorables, a-t-il poursuivi, évoquant une croissance attendue de 5,2 %. Le secteur agricole devrait, de son côté, enregistrer une progression particulièrement soutenue, avec une hausse estimée à 15 % des activités agricoles.

À travers ces chiffres, Aziz Akhannouch a cherché à démontrer la résilience de l’économie nationale dans un contexte marqué ces dernières années par plusieurs chocs successifs, notamment la sécheresse, les tensions géopolitiques internationales et les effets persistants de l’inflation mondiale. Selon lui, les performances enregistrées permettent d’atteindre un taux de croissance cumulé moyen de 4,7 % sur la période 2021-2026.

Le chef du gouvernement n’a pas manqué de répondre, au passage, à certaines critiques formulées par des responsables politiques. Sans citer explicitement de nom, il a évoqué les déclarations d’un ancien ministre qui jugeait impossible l’atteinte d’un taux de croissance de 4 %. « Il y avait un ancien ministre qui disait qu’il était impossible que ce gouvernement réalise un taux de croissance de 4 %. J’invite la majorité à lui ouvrir les portes et à lui apprendre comment atteindre un taux de croissance de 4,7 % », a-t-il lancé sous les applaudissements des députés de la majorité.

Au-delà des taux de croissance, Aziz Akhannouch a insisté sur l’évolution du produit intérieur brut (PIB), qu’il considère comme l’un des indicateurs les plus révélateurs de la dynamique économique du pays. Selon les chiffres avancés, le PIB marocain a atteint 1.720 milliards de dirhams à la fin de l’année 2025, soit l’équivalent de plus de 180 milliards de dollars.

Pour le chef du gouvernement, cette progression illustre le changement d’échelle de l’économie marocaine. Il a rappelé qu’au moment de la prise de fonctions de son équipe gouvernementale, le PIB national ne dépassait pas 130 milliards de dollars.

« Ce sont ces chiffres dont nous devons parler », a-t-il affirmé, estimant qu’ils contribuent à renforcer la confiance des citoyens dans les perspectives économiques du Royaume. Le responsable gouvernemental a également considéré que ces résultats témoignent du développement du pays sous la conduite du Roi Mohammed VI.

Source : fr.hespress.com