BAD-Maroc : 4,4 MMDH pour la formation professionnelle et le rail
Deux accords de financement d’un montant cumulé de 405 millions d’euros ont été signés jeudi à Rabat avec la Banque africaine de développement. Ils portent sur le programme Cap-Compétences 2030 et le développement des infrastructures du corridor ferroviaire Kénitra-Marrakech.
La Banque africaine de développement (BAD) engage 405 millions d’euros, soit environ 4,42 milliards de dirhams, dans deux opérations consacrées à la formation professionnelle et aux infrastructures ferroviaires. Les conventions ont été signées ce jeudi 17 septembre au siège du ministère de l’Économie et des Finances, à Rabat.
Le premier accord, d’un montant de 200 millions d’euros, concerne le programme « Cap-Compétences 2030 pour une Formation Professionnelle Inclusive et une Insertion Rapide et Durable ». Le second, doté de 205 millions d’euros, finance le Projet d’Appui au Développement des Infrastructures Ferroviaires (PADIF).
Les deux opérations couvrent ainsi deux volets distincts de l’action publique : d’un côté, l’adaptation des compétences aux besoins du marché du travail ; de l’autre, l’amélioration des capacités du réseau ferroviaire sur un axe majeur.
200 millions d’euros pour les compétences
Le programme Cap-Compétences 2030 vise à améliorer la pertinence et la qualité de l’offre de formation professionnelle, tout en élargissant sa diversification. Il prévoit notamment la digitalisation des services, le développement de l’apprentissage à grande échelle et le renforcement des dispositifs d’insertion.
L’objectif est également de rapprocher davantage la formation des besoins économiques et professionnels. Le programme s’inscrit à ce titre dans plusieurs orientations nationales, notamment le Nouveau Modèle de Développement 2021-2035, la Feuille de route pour l’emploi 2025-2030 et la réforme de l’éducation et de la formation.
Ce financement de 200 millions d’euros intervient donc sur un enjeu directement lié à l’emploi : renforcer les capacités du système de formation tout en facilitant l’accès des bénéficiaires aux compétences recherchées par les entreprises.
205 millions d’euros pour le corridor Kénitra-Marrakech
Le deuxième accord, d’un montant légèrement supérieur, 205 millions d’euros, soit environ 2,24 milliards de dirhams, est consacré au développement des infrastructures ferroviaires.
À travers le PADIF, le financement vise le renforcement de la capacité et l’amélioration de la performance opérationnelle du corridor Kénitra-Marrakech. L’opération s’inscrit dans la Vision stratégique CAP 2030 et dans le cadre du plan Rail 2040.
L’enjeu porte notamment sur la capacité du réseau à accompagner les besoins de mobilité entre plusieurs des principaux pôles économiques et urbains du Royaume. Le projet doit également contribuer à améliorer leur connectivité et à soutenir une mobilité davantage fondée sur le rail.
La répartition des financements illustre ainsi deux priorités différentes mais complémentaires : renforcer le capital humain par l’amélioration de la formation professionnelle et accroître les capacités d’un réseau de transport essentiel aux déplacements des personnes et à la connexion des territoires.
Lors de la cérémonie de signature, Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, s’est félicité du niveau de coopération avec la Banque africaine de développement. Il a également salué l’appui apporté par l’institution au financement de projets et à la mise en œuvre de réformes et de stratégies sectorielles.
La signature des deux conventions a réuni, aux côtés de Fouzi Lekjaa et d’Achraf Tarsim, représentant résident du Bureau national de la BAD à Rabat, Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, ainsi que Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l’Office national des chemins de fer.
Source : fr.hespress.com
