Techonologie

Robotique humanoïde : l’américain Apptronik dévoile l’Apollo 2 et renforce son centre d’entraînement au Texas

La start-up américaine Apptronik présente la dernière mouture de son robot humanoïde Apollo 2 et agrandit son centre d’entraînement Robot Park à Austin pour industrialiser la collecte de données réelles. Ces dernières amélioreront les modèles d’IA Gemini Robotics de Google DeepMind, suite à un partenariat noué entre les deux entreprises fin 2024.

Apptronik, start-up américaine de robotique humanoïde, a dévoilé le 30 juin la deuxième version de son modèle Apollo. Elle a également annoncé l’agrandissement de son Robot Park, un centre d’entraînement pour ces robots servant à collecter de vastes données réelles (non-générées) afin d’améliorer les modèles qui les équipent.

Version bipède et sur roues

Déjà utilisé depuis plus d’un an par l’entreprise, Apollo 2 est disponible en version bipède et sur une base mobile – idéale pour des environnements nécessitant une cadence élevée, sans déplacements fréquents. Pensé pour interagir avec son environnement, il comprend une “bouche” à LED, ainsi qu’un écran intégré sur le torse pour les informations pratiques (état, niveau de batterie, avancée des tâches…). Ses batteries interchangeables lui permettent de fonctionner en continu mais ne peuvent pas être remplacées sans intervention humaine, comme c’est par exemple le cas pour le Walker S2 du chinois UBTech.

Les actionneurs du robot humanoïde sont également fabriqués par Apptronik. L’appareil fonctionne de pair avec Artemis, la plateforme logicielle de la start-up chargée de la gestion de la perception, du contrôle des mouvements et de planification d’actions, ainsi qu’avec l’outil Fleet Connect d’orchestration des robots chez le client. Jeff Cardenas, CEO d’Apptronik, a déclaré à Reuters que sa société avait déjà produit plusieurs centaines de robots Apollo 2.

Constituer un réseau de “data factories”

En parallèle, la jeune pousse américaine a annoncé l’agrandissement de son Robot Park, un centre d’entraînement pour robots humanoïdes. Dans cette installation, qui s’étend désormais sur 8360 m² à Austin, les machines de la start-up testent en continu des cas d’usage dans la logistique, la production, la vente au détail et “d’autres activités axées sur le client”. Ces “data factories” permettent à l’entreprise de constituer une vaste base de données réelles (non générées), lorsque ces robots réalisent des tâches de manière autonome ou étant téléopérés.

“Afin de recueillir des données variées et concrètes à grande échelle, des processus de collecte similaires ont été déployés au sein d’un réseau croissant de Robot Parks, notamment chez notre partenaire de recherche Google DeepMind”, explique Apptronik dans un communiqué. En clair, l’ensemble des données collectées dans les Robot Parks serviront à améliorer les modèles d’IA appliqués à la robotique Gemini Robotics de la filiale de Google. Capables de tourner en local, ces modèles peuvent aussi permettre aux robots d’interroger Google Search pour agir plus efficacement, catégoriser des objets et même interpréter des instruments utilisés dans l’industrie. Apptronik ne précise cependant pas si tous les Apollo 2 seront équipés des modèles de Google DeepMind.

Apptronik travaille avec Mercedes-Benz

Fondée en 2016, Apptronik a déjà séduit de grandes entreprises. La start-up travaille ainsi avec Mercedes-Benz afin que ses Apollo réalisent des tâches d’assemblage et de logistique dès 2030, mais aussi avec le logisticien GXO pour déployer son robot dans un centre de distribution aux États-Unis et avec la société d’électronique Jabil. Elle a levé 350 millions de dollars (305 millions d’euros) en février 2025, suivis de 520 millions de dollars (454 millions d’euros) supplémentaires en début d’année.

Source : usine-digitale.fr