«Khamssa W Khmiss» : le manifeste de Jaylann pour la femme marocaine
Après avoir ému tout un pays avec «Ha Wlidi», devenu un phénomène digital cumulant plus de 37 millions de vues et lui valant une mise en lumière sur l’écran géant de Times Square en tant qu’artiste Spotify, la chanteuse marocaine Jaylann dévoile «Khamssa w Khmiss», un nouveau titre profondément ancré dans la mémoire collective. Un hommage vibrant aux femmes du Maroc, à leurs gestes silencieux, à leurs transmissions et à un patrimoine vestimentaire ancestral.
Un portrait musical des femmes du Maroc
Musicalement, le titre plonge dans l’héritage sonore du pays : ʿOud, Loutar, Bendir, violon, sons enregistrés en live, et une interprétation qui s’approche du Chaâbi, de la Aïta, de ses respirations, de ses appels, de son intensité. Une évolution assumée dans sa manière de chanter, à la recherche d’un geste plus authentique et incarné.
Aux côtés de la styliste Bouchra Ennokra, épaulée par Fati Mez et Amal Benayad, le projet met en lumière une vingtaine de tenues ancestrales venues des quatre coins du pays : le «Caftan fassi Khrib» et le «Caftan de Fès brodé à la Ghorza», le «Haik d’Oujda» avec «Blouza orientale», le «Caftan traditionnel rabati», le «Caftan de Tétouan» ou encore la «Malhfa sahraouiya», le «Haik essaouiri», la «Ksoua juive» et la «Tenue sahraouie d’Errachidia». Un voyage textile qui révèle la diversité, la mémoire et la symbolique du vêtement marocain, loin du seul caftan contemporain.
Un projet collectif, un geste culturel
Au-delà d’une sortie musicale, le projet s’affirme comme une contribution culturelle, une manière de ré-ancrer le patrimoine marocain dans le présent, de rappeler que la modernité n’efface pas l’héritage : elle en dépend.
