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Guerre au Moyen-Orient : au 25e jour, les derniers développements

Au vingt‑cinquième jour de la guerre au Moyen‑Orient, les frappes et ripostes se multiplient entre Israël, l’Iran et leurs alliés régionaux, tandis que les marchés mondiaux réagissent vivement à l’escalade. Entre bombardements, salves de missiles et initiatives diplomatiques, le conflit s’enlise et continue de peser sur l’économie internationale.

Le conflit au Moyen‑Orient, entré dans son 25e jour, a connu une nouvelle escalade mardi. L’agence iranienne Fars a dénoncé des frappes israélo‑américaines contre des infrastructures énergétiques, notamment à Ispahan où des installations ont été partiellement endommagées, ainsi qu’aux abords d’une station de traitement du gazoduc de Khorramshahr. Au Liban, deux personnes ont été tuées et cinq blessées dans un raid israélien contre le village de Bshamoun, au sud‑est de Beyrouth. Dans la nuit, Israël a mené sept raids aériens contre la banlieue sud de la capitale libanaise, selon l’agence officielle Ani.

Parallèlement, l’Iran a lancé une nouvelle salve de missiles en direction d’Israël mardi matin. L’armée israélienne a affirmé tenter de les intercepter, tout en déployant des soldats dans le sud du pays après des signalements d’impacts. Des explosions ont été entendues à Jérusalem, confirmant la tension croissante. En Irak, une frappe américaine a tué sept combattants du Hachd al‑Chaabi, dont un haut commandant, et blessé treize autres. En Syrie, une base militaire dans la province de Hassaké a été visée par des missiles tirés depuis l’Irak, une attaque attribuée à une faction pro‑iranienne.

Répercussions économiques et diplomatiques

Bien entendu, les tensions entrainent dans leur corollaire des  pressions économiques denses. Ainsi, les marchés mondiaux ont immédiatement réagi à cette intensification. Le prix du Brent a rebondi au‑dessus des 100 dollars le baril, après une chute de plus de 10 % la veille. Vers 05h00 GMT, il progressait de 3,89 % à 103,83 dollars, tandis que le WTI américain atteignait 91,56 dollars. Les marchés asiatiques ont également ouvert en hausse, portés par les propos de Donald Trump évoquant des discussions avec Téhéran. À Tokyo, le Nikkei gagnait 0,74 %, et à Séoul, le Kospi progressait de 1,87 %.

Sur le plan diplomatique, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a appelé à mettre fin aux hostilités, soulignant leurs conséquences sur les prix du gaz et du pétrole. Dans le Golfe, l’Arabie saoudite a annoncé avoir détruit une vingtaine de drones dans l’est du pays, tandis que l’armée du Koweït faisait état de menaces de drones et de missiles.

Pressions politiques et perspectives

Sur le front politique, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé avoir parlé au président américain Donald Trump, réaffirmant la détermination d’Israël à poursuivre ses frappes en Iran et au Liban pour protéger ses «intérêts vitaux en toute circonstance». De son côté, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a indiqué s’être entretenu avec le président iranien Massoud Pezechkian, promettant l’aide d’Islamabad pour ramener la paix dans la région.

Ces développements traduisent une intensification militaire doublée d’une diplomatie en coulisses. Les frappes, les ripostes et les initiatives diplomatiques s’entremêlent, dessinant un paysage incertain où chaque acteur cherche à préserver ses intérêts stratégiques. Au 25e jour, la guerre au Moyen‑Orient apparaît plus que jamais comme un conflit multidimensionnel, mêlant affrontements directs, pressions économiques et tractations diplomatiques.

Une guerre au bilan lourd

Déclenché le 28 février 2026 par des frappes israélo‑américaines contre l’Iran, cette guerre s’est rapidement transformé en embrasement régional. En moins d’un mois, il a déjà causé des milliers de morts et de blessés, touchant l’Iran, le Liban, l’Irak, la Syrie et d’autres pays.

Depuis le début des hostilités, l’Iran concentre la majorité des pertes humaines, avec plus de 1.190 morts recensés, dont civils et militaires, et environ 6.000 blessés. Le Liban et l’Irak ont également payé un lourd tribut, avec plusieurs centaines de victimes, tandis que la Syrie et les pays du Golfe enregistrent des bilans en constante évolution. Déjà que les estimations faisaient état de plus de 1.300 morts au sixième jour du conflit, chiffre qui n’a cessé de grimper depuis, confirmant la gravité d’une guerre qui s’étend désormais sur plusieurs front

Un conflit qui s’enlise, une économie mondiale sous tension et des équilibres régionaux fragilisés : la guerre au Moyen‑Orient continue de redessiner les rapports de force internationaux.

Source : h24info.ma