Culture

FIFFS de Salé : le film saoudien « Hijra » de Shahad Ameen décroche le Grand Prix

Le long-métrage « Hijra » de la réalisatrice saoudienne Shahad Ameen a remporté le Grand Prix de la 19e édition du Festival international du film de femmes de Salé (FIFFS), qui s’est clôturée samedi soir.

Lors d’une cérémonie ayant rassemblé une pléiade de personnalités du monde des arts, de la culture et des médias, le Jury de la compétition officielle des longs métrages de fiction, présidé par la cinéaste et productrice luxembourgeoise, Bady Minck, a annoncé l’attribution du Grand Prix au film « Hijra », qui était en lice avec 8 autres oeuvres provenant de divers pays.

D’une durée de 115 minutes, le film relate l’histoire de Janna, douze ans, qui se rend à La Mecque pour accomplir le pèlerinage avec sa grand-mère Sitti et sa sœur aînée Sarah. Lorsque cette dernière disparaît, Janna et sa grand-mère se lancent dans une quête désespérée à travers l’Arabie saoudite pour la retrouver. Au fil de ce voyage éprouvant, des secrets enfouis refont surface et révèlent les blessures qui traversent leur famille depuis plusieurs générations.

S’agissant du Prix spécial du jury, il a été décerné au film « Calle Málaga » de Maryam Touzani », tandis que le Prix de la première œuvre est revenu au long-métrage français « Shana » de la réalisatrice Lila Pinell.

Pour ce qui est du Prix de la meilleure interprétation féminine, il a été remporté ex æquo par les actrices Khayriya Nazmi et Lamar Faden pour leurs rôles dans « Hijra » de Shahad Ameen, alors que le prix de la meilleure interprétation masculine a été attribué à l’acteur Patrick Hivon pour sa performance dans le film canadien « Amour apocalypse » d’Anne Émond.

Une mention spéciale a été accordée au long-métrage « The World of Love » de la réalisatrice sud-coréenne Yoon Ga-eun.

Dans la catégorie « Films documentaires », « la Cour des grands » de la réalisatrice marocaine Hind Bensari a décroché le Grand Prix, tandis qu’une mention spéciale a été attribuée à « Wolobougoude » de la réalisatrice française Camille Varenne.

Par ailleurs, le prix jeune public du long-métrage a été décerné à « 2 RWAH », réalisé par Alaa Akaaboune », alors que le prix jeune public du court-métrage a été alloué à « Tatouage de Bezza » de Fatima Zahra Oubaha, avec une mention spéciale pour le court métrage « Cette Baraka Qu’on Appelle Grand-Mère » de Zineb Zidane.

En ce qui concerne le prix parité l’Autre Rive, qui vise à récompenser l’œuvre la plus paritaire, il a été accordé au film marocain « Quitte ou Double » de Rachida Saadi.

La cérémonie de clôture a été rehaussée par des hommage à la réalisatrice québécoise Anaïs Barbeau-Lavalette ainsi qu’à l’actrice marocaine Ibtissam Laaroussi, en reconnaissance de leurs parcours remarquables portés par la polyvalence, la persévérance et la volonté constante de renouveler leurs choix artistiques, contribuant ainsi à l’enrichissement du paysage cinématographique et télévisuel national et international.

L’assistance a également admiré une performance chorégraphique signée « la compagnie Salma meryem chraibi » qui, à travers la justesse et la souplesse des danseuses, célèbre en toute beauté l’émancipation de la femme, sa sagesse, sa force et sa créativité.

Organisé du 28 septembre au 3 octobre par l’Association Bouregreg, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ce festival se veut une vitrine privilégiée pour promouvoir la cause féminine, déconstruire les stéréotypes et débattre de leurs enjeux dans les productions cinématographiques.

Source : h24info.ma