Ebola : le bilan de l’épidémie dépasse désormais les 1 000 morts en RDC et en Ouganda, selon l’OMS
« L’épidémie conserve une longueur d’avance sur nous et nous sommes encore dans une phase où nous tentons de rattraper son évolution », avait déclaré mardi Thierno Baldé, un responsable de l’Organisation mondiale de la santé.
L’épidémie de maladie à virus Ebola a fait 1 001 morts en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, selon un dernier bilan communiqué, mercredi 22 juillet, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’appuie sur des données des autorités sanitaires congolaises. Au total, 999 morts et 2 473 cas confirmés ont été recensés en RDC depuis le début de l’épidémie déclarée mi-mai, selon un point de situation daté du 20 juillet.
Le bilan est maintenu à deux morts pour 20 cas confirmés en Ouganda voisin, où les autorités ont affirmé la semaine dernière ne plus compter de malades. Le pays doit attendre encore un mois sans nouveau cas pour être officiellement considéré comme débarrassé du virus.
Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des cinquante dernières années. L’épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades recensés, entre 2018 et 2020.
« Une longueur d’avance »
La 17e épidémie en RDC, déclarée officiellement le 15 mai, est causée par la souche Bundibugyo, pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement. Un essai clinique portant sur deux traitements contre cette souche rare a commencé début juillet, selon l’OMS, qui a également accordé une autorisation d’utilisation d’urgence au premier test de diagnostic moléculaire du virus. La semaine dernière, l’OMS a aussi annoncé le premier essai de sécurité du vaccin ChAdOx1, sous la direction de l’université d’Oxford (Royaume-Uni).
Le foyer de la crise, dont l’ampleur réelle est encore difficile à mesurer et qui pourrait durer plusieurs mois, se situe en Ituri, province du nord-est congolais frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda. La province concentre 89,1 % des cas et 83,9 % des décès, selon l’OMS.
« L’épidémie conserve une longueur d’avance sur nous et nous sommes encore dans une phase où nous tentons de rattraper son évolution », a déclaré mardi devant la presse à Genève, Thierno Baldé, responsable de la gestion de l’incident à l’OMS en RDC. « Certaines zones, comme Bunia [capitale de l’Ituri] et ses environs, connaissent une transmission très intense (…), notre priorité sur le contrôle de la situation » est maintenue dans ces zones, a-t-il précisé.
Le virus est aussi présent dans quatre autres provinces, dont celles du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les capitales provinciales et de larges pans de territoire sont contrôlés par le groupe armé antigouvernemental M23.
Source : lemonde.fr
