Culture

Asmaa El Moudir décroche 60 000 euros pour son film « Don’t Let The Sun Go Up On Me »

La réalisatrice marocaine Asmaa El Moudir vient de recevoir un financement pour son nouveau long métrage documentaire « Don’t Let The Sun Go Up On Me ». Ce projet ambitieux est une coproduction réunissant le Maroc, la France, la Norvège, le Danemark et le Chili, avec la société française Haut et Court Doc en chef de file.

Le Fonds Hubert Bals (HBF), basé aux Pays-Bas et rattaché au Festival international du film de Rotterdam, a dévoilé la liste des huit projets cinématographiques internationaux retenus dans le cadre de son programme HBF+Europe pour l’année 2026. Ces projets, issus d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe de l’Est, bénéficieront chacun d’une subvention de 60.000 euros destinée à soutenir la coproduction avec des sociétés européennes. Parmi les bénéficiaires figure la réalisatrice marocaine Asmaa El Moudir qui reçoit un financement pour son nouveau long métrage documentaire « Don’t Let The Sun Go Up On Me ». Ce projet ambitieux est une coproduction réunissant le Maroc, la France, la Norvège, le Danemark et le Chili, avec la société française Haut et Court Doc en chef de file.

Le film retrace l’histoire poignante de Maryam, une jeune femme engagée à honorer la mémoire de sa sœur Fatima Zahra, atteinte d’une maladie génétique rare l’empêchant de s’exposer au soleil. À travers la création d’une communauté de soutien et un voyage symbolique vers l’Arctique où la lumière solaire se fait rare. Le documentaire explore des thèmes universels tels que la résilience, la mémoire et la solidarité. Aux côtés d’Asmaa El Moudir, plusieurs cinéastes internationaux ont été distingués pour leurs projets à forte portée sociale et artistique : Kamila Andini (Indonésie), Kaltarina Krasniqi (Kosovo) présente quand à elle «Bleach », Don Joseph Rafael Iblajan (Philippines), Beza Hailu Lemma (Éthiopie) et Maia Da Rein (Brésil).

Cette sélection met en lumière des récits ancrés dans des expériences personnelles, tout en abordant des problématiques sociales et environnementales globales. Pour rappel, Asmaa El Moudir est une figure montante du cinéma marocain et nord-africain. Elle s’est imposée sur la scène internationale avec son documentaire « White Lie », présenté dans la section « Un Certain Regard » au Festival de Cannes 2023, où elle a été primée pour sa mise en scène. Son œuvre a depuis été distinguée dans plusieurs festivals internationaux et sélectionnée pour représenter le Maroc aux Oscars.

Un levier stratégique pour la création

Créé en 1988, le Fonds Hubert Bals a pour mission de soutenir les cinéastes issus de pays où les conditions de production sont limitées. Au-delà de l’aide financière, le fonds joue un rôle clé dans la mise en réseau avec des partenaires européens, facilitant ainsi l’intégration de ces œuvres dans le marché international. Pour l’édition 2026, les projets candidats devaient respecter un budget plafonné à 1,5 million d’euros, avec au moins 50 % du financement déjà sécurisé au moment du dépôt.

Source : aujourdhui.ma