Akhannouch devant le Parlement : un bilan placé sous le signe de la “redevabilité” politique
Devant les deux Chambres réunies, le Chef du gouvernement a défendu une lecture structurée de son action, articulée autour de la consolidation institutionnelle, de la production législative et du positionnement international du Maroc.
Conformément à l’article 101 de la Constitution, Aziz Akhannouch a présenté, ce mercredi, devant le Parlement réuni en séance plénière, le bilan de l’action gouvernementale. Un exercice à forte portée politique, dans lequel le chef de l’Exécutif a cherché à installer un récit de continuité, de transformation et de légitimité.
D’emblée, le ton est donné : l’actuelle législature n’est pas décrite comme une simple séquence de gestion, mais comme une phase structurante visant à redéfinir les priorités publiques et à consolider le lien entre institutions et citoyens. Le discours insiste sur une approche fondée sur les résultats, rompant avec ce qui est présenté comme une culture des engagements non suivis d’effets.
Au cœur de l’argumentaire développé par le Chef du gouvernement, figure l’idée d’un basculement vers une action publique davantage alignée sur les attentes sociales. La notion de “contrat” entre l’État et les citoyens est mobilisée pour souligner une volonté de rendre l’action gouvernementale plus lisible et plus mesurable.
Dans cette perspective, l’Exécutif met en avant une évolution du fonctionnement institutionnel, marquée par une recherche de cohérence entre décision publique et attentes exprimées au sein de la société. Il s’agit, selon cette lecture, de dépasser une logique administrative classique au profit d’une approche plus intégrée, où les politiques publiques seraient pensées dans leur globalité.
Une production législative présentée comme structurante
Le volet législatif constitue l’un des piliers du bilan défendu. Le Chef du gouvernement évoque dans son grand oral un volume soutenu de textes adoptés depuis le début de la mandature, couvrant aussi bien des lois que des décrets d’application. Cette dynamique est présentée comme le signe d’un chantier de fond visant à actualiser et densifier l’arsenal juridique national.
L’accent est également mis sur l’interaction avec l’institution parlementaire. L’Exécutif souligne avoir examiné un nombre significatif de propositions de loi émanant des parlementaires, traduisant, selon lui, une forme d’ouverture accrue à l’initiative législative. Ce point est mobilisé pour illustrer un fonctionnement plus équilibré des pouvoirs et une meilleure articulation entre gouvernement et Parlement.
Au-delà des considérations internes, le Chef du gouvernement inscrit son bilan dans une lecture plus large du positionnement du Maroc sur la scène internationale. Il met en avant une consolidation du rôle du Royaume en tant qu’acteur de stabilité, aussi bien à l’échelle régionale que continentale.
Ce positionnement est notamment relié aux performances économiques et à la préservation des équilibres sociaux, présentées comme des facteurs de crédibilité externe. Le discours insiste également sur les contributions du Maroc en matière de sécurité et de coopération régionale, éléments mis en avant pour justifier un renforcement de la confiance des partenaires internationaux.
Sur le plan diplomatique, la question du Sahara marocain est abordée à travers les soutiens internationaux à la proposition d’autonomie, ainsi que les évolutions enregistrées au sein des instances onusiennes. L’Exécutif y voit la confirmation d’une dynamique favorable, qu’il associe à une stratégie diplomatique de long terme.
Source : fr.hespress.com
