Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump abrège son week-end sur fond de crainte d’une « escalade rapide »
Les Houthis du Yémen, alliés à l’Iran, ont attaqué la capitale de l’Arabie saoudite dans la nuit de vendredi à samedi.
C’est le signe qu’il se passe quelque chose de problématique et urgent. Le président américain, Donald Trump, a abrégé son séjour dans la résidence présidentielle de Camp David, où il devait passer tout le week-end. Il est rentré samedi à Washington, la capitale, en pleine intensification des hostilités au Moyen-Orient.
La Maison-Blanche n’a donné aucune raison à ce retour anticipé qui était prévu initialement ce dimanche. Mais cette décision survient alors que les Houthis du Yémen, qui sont alliés à l’Iran, ont attaqué la capitale de l’Arabie saoudite, Riyad, dans la nuit de vendredi à samedi, pour la première fois depuis la reprise des hostilités entre le royaume et ces combattants.
Les États-Unis ont appelé samedi leurs ressortissants se trouvant dans la région à la prudence en raison des attaques des Houthis. Ils ont averti que « ce conflit militaire a le potentiel de connaître une escalade rapide ». Sous pression, l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, multiplie les contacts diplomatiques. Le média américain Axios a ainsi affirmé la semaine dernière que les États-Unis avaient refusé de frapper les Houthis à la demande de Ryad.
Forte hausse du prix de l’essence
La percée éclair des Houthis ces dernières semaines au Yémen a fait des centaines de morts et, selon l’ONU (Organisation des Nations unies), plus de 110 000 déplacés. Ces combats et les hostilités qui ont suivi avec le royaume voisin ont déjà perturbé le trafic maritime et les exportations de l’Arabie saoudite. Par ricochet, le baril de pétrole s’est installé au-dessus des 100 dollars, faisant bondir les tarifs à la pompe.
En réponse à ces attaques, l’Arabie saoudite a quotidiennement et largement bombardé les zones contrôlées par les combattants au Yémen, sans toutefois parvenir pour l’heure à les faire faiblir. Les Houthis, qui ont lancé début septembre une vaste offensive au Yémen, contrôlent désormais tout le littoral bordant la mer Rouge, renforçant leur emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb. Le passage, qui relie l’Asie à l’Europe via le canal de Suez, a gagné en importance après le début de la guerre au Moyen-Orient, quand l’Iran a commencé à perturber fortement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, de l’autre côté de la péninsule arabique.
Deux sources au sein du mouvement houthi ont indiqué samedi que les combattants installent des radars et creusent des tunnels le long de la côte en mer Rouge. Elles ont ajouté que des membres des Gardiens de la Révolution, puissance force armée de l’Iran, se sont récemment rendus dans cette région.
Source : leparisien.fr
