La Corée du Nord a tiré un missile balistique en mer Jaune, annonce l’armée sud-coréenne
Pyongyang a lancé plusieurs projectiles au large de la côte ouest de la péninsule coréenne. Ces tirs portent à huit le nombre de tests de missiles balistiques connus réalisés par la Corée du Nord depuis le début de l’année.
L’état-major interarmées sud-coréen a déclaré, mardi 26 mai, avoir détecté, vers 13 heures (6 heures à Paris), les tirs de « plusieurs projectiles » en mer Jaune, au large de la côte ouest de la péninsule coréenne, dont un missile balistique de courte portée. Ces tirs auraient pour origine la ville nord-coréenne de Chongju.
Pyongyang a multiplié les essais de missiles ces dernières semaines et les analystes estiment que cet Etat diplomatiquement isolé pourrait chercher à tirer profit de l’affaiblissement des normes internationales pour consolider son statut de puissance nucléaire.
Les missiles ont parcouru environ 80 kilomètres, a déclaré l’armée sud-coréenne, ajoutant qu’elle analysait leurs caractéristiques techniques et leur portée, tout en « renforçant la surveillance et la vigilance en prévision d’éventuels tirs supplémentaires ». La Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon « maintiennent un état de préparation maximal » et partagent étroitement des renseignements, a précisé l’armée sud-coréenne. Il s’agissait du premier tir effectué par la Corée du Nord depuis trente-sept jours et du huitième cette année.
Possible visite de Xi Jinping en Corée du Sud
Ces nouveaux tirs surviennent alors que des informations de l’agence de presse sud-coréenne Yonhap ont récemment fait état d’une possible visite du président chinois, Xi Jinping, en Corée du Sud, cette semaine, citant des sources gouvernementales non précisées. La Chine est le principal soutien économique et politique de la Corée du Nord, bien que Pyongyang se soit rapproché de la Russie ces dernières années.
Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a appelé à la mi-mai à renforcer les unités militaires de première ligne face à « l’ennemi juré » sud-coréen, selon l’agence de presse officielle KCNA. Les deux pays voisins sont techniquement toujours en guerre depuis leur conflit de 1950-1953, conclu sur un armistice et non un traité de paix.
Malgré les volontés d’apaisement du président sud-coréen, Lee Jae-Myung, élu l’an dernier, Pyongyang rejette systématiquement les mains tendues de Séoul. Une rare éclaircie s’est cependant dessinée samedi lorsque les footballeuses du Naegohyang FC, première équipe sportive nord-coréenne à se rendre en Corée du Sud en huit ans, ont remporté la Ligue des champions d’Asie. Après leur titre, les Nord-Coréennes ont déployé leur drapeau national, geste longtemps tabou en Corée du Sud en vertu de la Loi sur la sécurité nationale.
Source : lemonde.fr
