Projet de Tunnel Maroc–Espagne: Vodafone assure les télécoms
La multinationale britannique Vodafone a remporté un contrat de services télécom pour l’équipe chargée d’étudier le projet du tunnel sous-marin reliant le Maroc à l’Espagne. Une étape symbolique dans la relance d’un projet stratégique attendu depuis plus de 40 ans.
Le gouvernement espagnol a attribué à l’opérateur britannique Vodafone un contrat de services de télécommunications pour l’équipe chargée d’étudier la faisabilité du projet de tunnel reliant le Maroc et l’Espagne via le détroit de Gibraltar.
Selon des sources médiatiques espagnoles, l’accord a été conclu à la mi-août et couvre la fourniture de solutions avancées de connectivité vocale et data pour une équipe composée d’une quinzaine d’experts. Leur mission : relancer une initiative dont les premières études remontent à plus de 40 ans.
Un contrat de 24.000 € par an pour deux ans
D’après les mêmes sources, la valeur annuelle du contrat s’élève à 24.000 euros, soit 29.000 euros TTC, pour une durée de deux ans. Il inclut une connexion haut débit à 1 Gbps, un système de surveillance 24h/24, des lignes fixes et mobiles, des terminaux intelligents modernes ainsi que des services techniques avancés pour assurer la continuité des opérations.
Des études complémentaires financées par l’Europe
En parallèle, le ministère espagnol des Transports a mandaté la société publique INECO pour mener une étude de faisabilité économique du projet. Celle-ci bénéficie d’un budget de 350.000 euros, financé par le fonds européen Next Generation.
L’étude doit, selon les médias espagnols, analyser les flux de passagers et de marchandises, identifier les sites potentiels pour les terminaux (Algésiras ou Tarifa) et évaluer l’implication possible du secteur privé dans le financement, à l’image de modèles tels que l’Eurotunnel.
Un horizon lointain: pas avant 2040
Sur le plan technique, l’Espagne a confié à une entreprise allemande spécialisée dans les tunneliers la réalisation d’une étude géologique sur la zone d’« Amp de Camarinal », considérée comme l’un des points les plus complexes du projet. Ces recherches s’ajoutent aux données économiques afin de préparer une vision intégrée d’ici l’été prochain.
Malgré cette avancée, le chantier du tunnel Maroc–Espagne n’est pas attendu avant 2040. Avec 40 km de longueur, dont 28 km sous la mer à une profondeur de 300 m, ce projet est considéré comme l’un des plus ambitieux reliant l’Europe et l’Afrique. Les deux pays espèrent en faire un corridor stratégique pour le transport, le commerce et l’énergie, même si aucun marché de construction n’est encore attribué.
Source : h24info.ma