Economie

Maroc–Sénégal : un partenariat qui pèse sur le continent

Les relations économiques entre Rabat et Dakar s’inscrivent dans une dynamique concrète et mesurable. Selon le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, sur les dix premiers mois de 2025, les échanges commerciaux ont frôlé les 300 millions de dollars, tandis que les investissements marocains cumulés au Sénégal dépassent 540 millions de dollars.

Lors du Business Forum organisé à Casablanca dans le cadre de la Grande Commission mixte de coopération Maroc–Sénégal, Aziz Akhannouch a mis en avant la solidité de ce partenariat bilatéral. « La relation entre le Maroc et le Sénégal est une relation forte et de confiance », a-t-il déclaré, rappelant que ce lien repose sur un cadre stratégique, historique et humain, et se traduit par des échanges économiques et des investissements porteurs de bénéfices pour les deux Nations.

Le Chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de structurer et de renforcer cette dynamique, notamment à travers la redynamisation du Groupe d’impulsion économique créé en 2015. « Nous devons mieux structurer et booster davantage les relations de partenariat économique entre nos deux pays », a-t-il souligné, faisant observer qu’aujourd’hui, la présence marocaine au Sénégal couvre des secteurs clés : banque et assurance, matériaux de construction, mines, intrants agricoles, santé, pharmacie, immobilier et BTP.

Aziz Akhannouch a par ailleurs replacé ce partenariat dans une vision africaine plus large. « En moins d’une quinzaine d’années, le Maroc est devenu le premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest et le second sur l’ensemble du continent », a-t-il rappelé, ajoutant que: « le partenariat Maroc–Sénégal peut être un moteur de la dynamique africaine, parce qu’il relie deux pays stables, ouverts et pleinement tournés vers l’action ».

Le Chef du gouvernement a également mis l’accent sur la nécessité de transformer les attentes sociales en investissements concrets. « Emploi, coût de la vie, souveraineté alimentaire, accès à la santé, au logement, à l’énergie, et montée en compétence de la jeunesse : notre responsabilité est de transformer ces attentes en investissements utiles qui créent de la richesse et de l’emploi », a-t-il expliqué.

Dans ce cadre, le Maroc investit massivement dans ses infrastructures et ses corridors logistiques. « Nous renforçons nos plateformes aéroportuaires, nos axes routiers et logistiques, ainsi que nos capacités portuaires », a-t-il précisé, citant la montée en puissance de l’axe vers Dakhla et le futur port de Dakhla Atlantique, qui font du Royaume « une plateforme tournée vers la logistique, l’industrie, l’économie maritime et l’export ».

Cette stratégie s’inscrit dans la vision du Roi Mohammed VI, notamment à travers l’Initiative Royale en faveur des pays africains atlantiques et le projet de désenclavement des pays du Sahel. « L’accès à la mer, la connectivité et les corridors commerciaux sont des leviers de développement économique et de prospérité partagée », a affirmé le Chef de gouvernement, soulignant l’importance géographique et stratégique du Sénégal.

Et M. Akhannouch de soutenir que « Dakar est une porte d’entrée majeure vers l’Afrique de l’Ouest et un nœud logistique essentiel pour les flux commerciaux qui irriguent toute la sous-région », mettant en avant la stabilité du pays de la teranga et la puissance de son port. Le Chef du gouvernement a conclu en exprimant le souhait que ce Forum marque « une nouvelle étape dans notre partenariat économique : plus de projets concrets, plus d’investissements croisés et plus d’échanges commerciaux », tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement marocain à accompagner cette dynamique « dans un esprit de confiance, de clarté et de bénéfice mutuel ».

Source : fr.hespress.com