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Guerre en Ukraine : après les frappes meurtrières sur Kiev, une pluie de condamnations internationales

Un bombardement de la Russie sur Kiev a tué 14 personnes, dont trois enfants, dans la nuit de mercredi à jeudi. L’Union européenne, Londres et Paris dénoncent une attaque « barbare », tandis que Moscou affirme avoir visé des objectifs militaires.

Volodymyr Zelensky a dénoncé sur X « un massacre de civils horrible et délibéré », alors que le bilan des dernières frappes russes s’élève à 14 morts, dont trois enfants, selon le parquet ukrainien.

« Les Russes ne choisissent pas de mettre fin à la guerre, mais seulement de lancer de nouvelles frappes », a écrit le président ukrainien sur le réseau social X, ajoutant que des dizaines de bâtiments résidentiels, d’entreprises civiles et de centres administratifs ont été endommagés.

L’armée ukrainienne a comptabilisé près de 600 drones et 31 missiles balistiques tirés sur le pays en une seule nuit, la capitale ayant été touchée en plus de 20 endroits.

L’UE convoque l’ambassadeur russe

Parmi les infrastructures touchées figure le bâtiment de la mission de l’Union européenne à Kiev. L’ambassadrice de l’UE en Ukraine, Katarina Mathernova, a fait état d’un site « gravement endommagé par l’onde de choc ».

La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a confirmé sur X la convocation de l’ambassadeur russe à Bruxelles, rappelant qu’« aucune mission diplomatique ne devrait être une cible ».

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a fustigé une Russie qui « ne recule devant rien pour « terroriser » l’Ukraine ». Le président du Conseil européen Antonio Costa s’est dit « horrifié » et a assuré que « l’agression de la Russie ne fait que renforcer notre détermination à soutenir l’Ukraine et son peuple ».

Londres et Paris dénoncent la « barbarie »

À Londres, le Premier ministre Keir Starmer a accusé Vladimir Poutine de « saboter les espoirs de paix » et dénoncé un « bain de sang » après que le bâtiment du British Council à Kiev a lui aussi été endommagé.

À Paris, Emmanuel Macron a parlé de « terreur et barbarie », rappelant que « 629 missiles et drones en une nuit sur l’Ukraine : voilà la volonté de paix de la Russie ».

Face aux critiques, le Kremlin a affirmé que ses forces « accomplissaient leur mission » en frappant des « cibles militaires et para-militaires ». « Dans le même temps, la Russie reste intéressée par la poursuite du processus de négociation », a déclaré le porte-parole Dmitri Peskov.

Le ministère russe de la Défense a parlé d’une « frappe groupée » visant des entreprises du complexe militaro-industriel et des bases aériennes, assurant que tous les objectifs avaient été atteints.

Source : leparisien.fr