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La 19ᵉ édition du Festival international de danse contemporaine «On Marche»

À Marrakech, du 6 au 14 mars 2026, la 19ᵉ édition du Festival international de danse contemporaine «On Marche» se déploie en plein cœur du mois du Ramadan. Entre performances après le Ftour, quête de spiritualité et célébration des 25 ans de la compagnie Anania, le corps devient le vecteur d’un dialogue sacré et citoyen. Voyage au cœur d’un événement où la danse s’affirme, plus que jamais, comme un acte de nécessité.
La danse contemporaine s’invite au cœur du mois sacré. Le Festival international de danse contemporaine de Marrakech – «On Marche» revient du 6 au 14 mars courant pour une 19ᵉ édition placée sous le signe de la spiritualité et du partage. Une édition singulière, intégralement programmée pendant le ramadan, qui fait de la danse un espace de rassemblement, de contemplation et de lien.
Ancré depuis près de deux décennies dans le paysage culturel marocain et international, le festival transforme, neuf jours durant, Marrakech en un vaste territoire de création. Représentations, performances pluridisciplinaires, projections, workshops et master classes composent une programmation pensée en adéquation avec le rythme du mois sacré, avec des spectacles gratuits proposés après la rupture du jeûne.
Une édition placée sous le signe de la spiritualité
Des spectacles après le F’tour, au cœur de la ville
La danse comme acte de nécessité
Au-delà des spectacles, «On Marche» se pense comme un espace de dialogue et de partage avec le public. « La danse n’est pas un décor, c’est un acte de nécessité », affirme Taoufiq Izeddiou.
C’est dans cet esprit qu’a été imaginé Artistes à table, un temps de rencontre quotidien organisé à l’heure du F’tour. Autour du repas, danseurs, chorégraphes, plasticiens ou peintres partagent leur rapport à la spiritualité et à la création. Ces échanges se prolongent par des performances in situ ou des projections. «Nous avons pensé ces rendez-vous comme des moments de rassemblement et de dialogue, pendant lesquels le geste chorégraphique est déplacé vers des espaces de vie, de parole et de convivialité», explique le fondateur du Festival. « Les F’tours, temps familiaux et de générosité, sont aussi pour nous l’occasion de réaffirmer la capacité de l’art à créer du lien et du sens à travers des rituels quotidiens.»
Focus Espagne et ouverture sur le monde
Parmi les temps forts de cette édition, un focus Espagne, conçu en partenariat avec l’Institut Cervantès, vient renforcer les dialogues artistiques euro-méditerranéens. Deux créations sont à l’affiche : «Las Magias» de Teresa Lorenzo et «Rumi Flamenco» de Nirtan et Manuel Espinoza.
La programmation accorde par ailleurs une place centrale aux chorégraphes marocains, tout en accueillant des compagnies venues de France, du Mali, du Mozambique, d’Algérie, de Tunisie et d’Égypte, confirmant l’ouverture internationale du Festival.
La 19ᵉ édition accueille la 4ᵉ édition du concours «Taklîf», programme de soutien à la création dédié aux jeunes chorégraphes marocains, résidant au Maroc ou issus de la diaspora. «Taklîf» s’inscrit dans «Nafass – On Marche», première école de la pensée pour les arts chorégraphiques au Maroc, qui propose depuis février un large panel de formations artistiques et professionnelles.
Dans le cadre du programme «Halaqat» (2024-2027), initié par l’Institut Goethe et soutenu par l’Union européenne, le Festival renforce également son engagement envers une pratique artistique consciente, attentive au soin de soi et du collectif. Parmi les résultats visibles de cette transmission, le public pourra découvrir Le Sel des étoiles, un opéra d’enfants dirigé par Bernardo Montet, présenté dimanche 8 mars à 17 h à Dar Bellarj.
