Art : le Maroc célébré dans une exposition alliant peinture et sculpture à Rabat

La Galerie Bab Rouah accueille du 5 au 19 juin 2026 l’exposition Maroc en Héritage, un événement qui s’impose comme un temps fort de la scène artistique contemporaine. Produite par la Galerie Rikia Ferrer, cette rencontre met en dialogue la sculpture de Paul Beckrich et la peinture de Nadia Chellaoui, dans une mise en résonance poétique entre patrimoine et création contemporaine.
À la Galerie Bab Rouah, l’exposition Maroc en Héritage orchestre une rencontre singulière entre la sculpture de Paul Beckrich et la peinture de Nadia Chellaoui. Portée par la Galerie Rikia Ferrer, elle explore le costume marocain comme langage visuel et propose une lecture contemporaine d’un patrimoine vivant.
Au centre de l’exposition, le costume traditionnel marocain devient un véritable langage visuel. Paul Beckrich, sculpteur français reconnu pour sa maîtrise du raku et du bronze, en propose une lecture plastique et structurelle : ses personnages richement vêtus traduisent une atmosphère intemporelle. Face à lui, Nadia Chellaoui explore une dimension plus intime : « À travers la couleur et le geste, je traduis des émotions profondes telles que l’amour, la solitude et l’introspection », confie l’artiste.
Un écrin patrimonial à Rabat
La force de Maroc en Héritage réside dans la complémentarité des deux écritures artistiques. Le regard extérieur de Beckrich, nourri par ses voyages, dialogue avec l’expression introspective de Chellaoui, ancrée dans sa culture. Cette rencontre crée un espace sensible où sculpture et peinture se répondent, révélant la vitalité d’un patrimoine vivant.
Le choix de la Galerie Bab Rouah, lieu emblématique du patrimoine culturel marocain, amplifie la dimension symbolique de l’exposition. Pour Rikia Merius, galeriste et initiatrice du projet, « cet événement marque un retour aux sources tout en célébrant l’universalité de l’art ». En réunissant Beckrich et Chellaoui, Maroc en Héritage propose une lecture renouvelée de l’héritage culturel, tout en affirmant une vision humaine et universelle de l’art contemporain.
Ainsi, l’exposition de Rabat se présente comme une célébration de la rencontre : un hommage à la diversité et une invitation à contempler l’art comme un pont entre les peuples et les mémoires.
