Economie

Approvisionnement pour Ramadan : reprise anticipée de la pêche à la sardine

Zakia Driouich, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, chargée de la Pêche maritime, a déclaré que les autorités compétentes continuent de mener des efforts pour stabiliser les prix et d’assurer l’approvisionnement en produits alimentaires pour le mois de Ramadan qui doit débuter en ce mois de février. Parmi les chantiers ciblés, se trouve celui de la sardine.

La sardine a occupé une grande partie des questions et réponses des ministres présent devant la Chambre des représentants ce lundi, avec notamment une intervention du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour ainsi que Zakia Driouich.

« Parmi les principales mesures adoptées pour renforcer l’offre en produits de la mer figure la reprise de l’activité de la flotte de pêche des petits pélagiques entre Safi et Dakhla, après la période de repos biologique observée dans cette zone du 1er janvier 2026 jusqu’au 15 février courant, ce qui contribuera à accroître les quantités débarquées », a-t-elle déclaré dans son intervention devant le députés.

La secrétaire d’Etat a indique que son département « contribue à l’effort gouvernemental visant à garantir l’approvisionnement des marchés nationaux en l’ensemble des produits alimentaires de base, notamment durant le mois sacré de Ramadan ».

La reprise de la pêche s’inscrit alors que l’espèce est censée être en période de repos biologique jusqu’au 15 février, mais face à la hausse des prix de la sardine et le mois de Ramadan qui approche, le gouvernement a dû céder pour une reprise de la pêche plus tôt pour ce petit poisson qui constitue l’une des principales sources de protéines abordables pour les familles.

Dans le même temps, Driouich a expliqué que cette mesure est essentiellement tournée vers la consommation locale, rappelant la décision d’interdire l’exportation de la sardine fraîche et congelée à compter du 1er février courant.

Cette mesure, affirme-t-elle, contribuera à renforcer l’approvisionnement et à stabiliser les prix à des niveaux raisonnables, soulignant le renforcement de l’offre grâce au lancement de la huitième édition de l’initiative « Poisson à prix raisonnable », qui couvrira cette année l’ensemble des régions du Royaume, contre seulement dix régions l’an dernier. Elle a précisé que « l’offre sera renforcée cette année par la sardine et l’anchois congelés à des prix accessibles ».

Elle a ajouté que « le secteur poursuit la mise en œuvre de la stratégie de renforcement de la commercialisation et de la valorisation des produits de la mer », laquelle a permis la mise en place d’infrastructures modernes pour la vente en gros de première main, de centres de tri du poisson au sein des ports reposant sur la digitalisation afin de renforcer la transparence des transactions, ainsi que le développement d’un tissu industriel contribuant à l’approvisionnement du marché intérieur en produits en conserve.

Elle a noté que ce développement industriel s’accompagne du développement d’infrastructures de stockage et de distribution couvrant l’ensemble du territoire national, avec plus de 80 unités de stockage, contre seulement 10 en 2010.

« Parmi les mécanismes visant à rapprocher les produits de la mer du consommateur, la feuille de route 2025-2027 prévoit un axe dédié à l’animation des marchés locaux en coopération avec les collectivités territoriales », a-t-elle affirmé.

Et de souligner que 12 marchés de vente de deuxième main ont été réalisés hors des ports, et un programme de réalisation de huit marchés modernes de vente au détail a été lancé.

Selon elle, l’ensemble de ces mesures vise à lutter contre la spéculation et la rétention des marchandises et à encadrer les prix, rappelant tout de même que les prix restent soumis à la loi de l’offre et de la demande conformément aux dispositions de la loi 12-104 relative à la liberté des prix et de la concurrence.

Et de conclure que malgré cela, « le gouvernement, dans le cadre de la commission interministérielle de veille et de suivi de l’approvisionnement des marchés et des prix, veille à renforcer les contrôles locaux et à lutter contre toute pratique contraire aux règles de la concurrence ».

Source : fr.hespress.com