Attaques des houthistes en Arabie saoudite : la sécurité énergétique n’est pas acquise, avertit le ministre saoudien de l’énergie
L’ampleur des attaques ayant visé la capitale saoudienne Riyad est inédite depuis le début en 2014 de la guerre au Yémen opposant les houthistes pro-iraniens aux forces gouvernementales.
« La sécurité énergétique ne peut être considérée comme acquise », a déclaré Abdulaziz ben Salmane, ministre de l’énergie saoudien, lors d’une conférence sur l’énergie à Riyad, lundi 12 octobre, à la suite d’attaques houthistes visant les infrastructures du royaume, auxquelles il appelle à répondre fermement.
« Pour l’Arabie saoudite, ces circonstances ont mis à l’épreuve nos infrastructures, nos institutions, nos équipes et notre résilience. Elles ont également mis à l’épreuve des décisions prises bien avant les crises actuelles, car la résilience se construit avant que les crises ne surviennent », a-t-il ajouté.
L’ampleur des attaques ayant visé la capitale saoudienne Riyad est inédite depuis le début en 2014 de la guerre au Yémen opposant les houthistes pro-iraniens aux forces gouvernementales, qui bénéficient du soutien militaire d’une coalition conduite par l’Arabie saoudite depuis 2015.
Attaques meurtrières
Les houthistes ont indiqué avoir ciblé, « en trois phases » à partir de vendredi soir, l’aéroport international de Riyad. Samedi, une attaque a fait 13 morts et 309 blessés. Et dimanche, une nouvelle attaque contre l’aéroport a fait au moins 1 mort − un Pakistanais − et 11 blessés, selon l’autorité saoudienne de l’aviation civile qui a annoncé lundi la prolongation de la suspension des opérations à l’aéroport international de Riyad.
Ils ont également revendiqué des opérations contre deux sites appartenant au géant énergétique Aramco : l’installation gazière de Shadqam et une raffinerie à Tanajib, toutes deux dans l’est de l’Arabie saoudite.
L’Iran, soutien des houthistes, a fait part lundi de sa « vive préoccupation », par la voie du porte-parole de sa diplomatie, Esmaeil Baghaei, sans condamner les attaques, mais précisant que Téhéran était disposé à « faciliter le dialogue entre les parties ». Du côté de la Chine, Pékin a « condamné » et « exprime sa grave préoccupation face à l’aggravation du conflit », a déclaré lundi Mao Ning, porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois.
Source : lemonde.fr
