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« Casseurs ? Payeurs ! Point » : le mouvement lycéen se tend en Belgique, les rassemblements interdits à Liège

De nouvelles violences et dégradations sont survenues en marge du mouvement lycéen mercredi, qualifiées d’« extrêmement graves » par le ministre de l’Intérieur belge.

La ville de Liège, en Belgique, a décidé d’interdire les rassemblements de plus de trois personnes à compter de jeudi, après de nouvelles violences et dégradations survenues en marge du mouvement lycéen mercredi, qualifiées d’« extrêmement graves » par le ministre de l’Intérieur.

Sauf exceptions ou autorisations spécifiques, « les rassemblements de plus de trois personnes sur la voie publique ou dans les lieux publics sur le territoire de la ville sont interdits », stipule une ordonnance de police rendue publique par la municipalité.

« Il en va de la sécurité de tous les usagers de la ville », a souligné le bourgmestre socialiste Willy Demeyer, précisant que l’ordonnance entrait en vigueur jeudi à 6 heures pour une durée indéterminée. Abribus et poubelles incendiés, vitrines saccagées : la police de Liège a déploré mercredi soir « de nouveaux incidents graves » dans le centre-ville, au cinquième jour du mouvement protestant contre des coupes budgétaires dans l’enseignement en Belgique francophone.

La gare de Liège fermée

Dans l’après-midi, plusieurs centaines de fauteurs de troubles ont été recensés par les forces de l’ordre. Ils étaient répartis en petits groupes jetant des pavés ou des mortiers d’artifice en leur direction malgré les moyens de dispersion déployés (canons à eau, gaz lacrymogène).

La gare principale de Liège a même dû être brièvement fermée en fin d’après-midi, au moment où un cortège s’en approchait, tandis que tous les commerçants étaient invités par message d’alerte à baisser leur rideau, toujours selon la même source.
Le ministre belge de l’Intérieur, Bernard Quintin, a dénoncé « des faits d’une extrême gravité », dans un message sur le réseau X. « Les auteurs identifiés devront répondre de leurs actes devant la justice. Casseurs ? Payeurs ! Point », a ajouté ce libéral francophone.

Il y a eu mercredi à Liège une cinquantaine d’arrestations pour trouble à l’ordre public, portant le total des interpellations dans cette ville à plus de 150 depuis le 1er octobre. Selon une source policière, les suspects sont majoritairement des mineurs, qui répondent à des appels à manifester circulant sur différentes messageries. « On est dans les pires conséquences des réseaux sociaux », a confié cette source.

Source : leparisien.fr