Au terme d’une fenêtre internationale prolongée et particulièrement intense, l’équipe nationale a bouclé son rassemblement sur un bilan globalement positif, mais riche en enseignements. Après des débuts maîtrisés dans les éliminatoires de la Coupe d’Afrique 2027, les Lions de l’Atlas ont achevé leur parcours par un nul face au Mali (1-1). Un résultat frustrant, mais révélateur des ajustements encore nécessaires. Cette sortie a notamment mis en lumière l’urgence de resserrer les rangs défensivement et de retrouver davantage de tranchant dans la zone de vérité. Si la sélection dirigée par Mohamed Ouahbi a confirmé l’étendue de son potentiel, elle a également laissé apparaître certaines failles qu’il faudra rapidement corriger pour préserver les ambitions élevées des Lions de l’Atlas sur les scènes continentale et mondiale.
Le rassemblement automnal de la sélection nationale s’est achevé, dimanche, sur une note de frustration avec le match amical disputé face au Mali sur la pelouse du Grand Stade de Tanger. Cette fenêtre FIFA prolongée de septembre-octobre avait pourtant démarré sous de bons auspices sur le plan comptable, avec deux victoires importantes dans les éliminatoires de la CAN 2027. Face au Gabon, puis en déplacement contre le Lesotho, les hommes de Mohamed Ouahbi ont affiché leur supériorité technique et une certaine maîtrise collective pour engranger des points précieux.
Mais derrière ces succès, un constat s’est progressivement imposé au staff et aux observateurs : les difficultés demeurent dans l’animation offensive et, surtout, dans la finition. Malgré une domination territoriale souvent nette et un entrejeu bien en place, les Lions de l’Atlas ont régulièrement manqué de justesse au moment de faire la différence face à des blocs regroupés. Dans les trente derniers mètres, les mouvements ont parfois manqué de fluidité et les occasions franches n’ont pas toujours été converties. Mohamed Ouahbi a ainsi vu ses attaquants laisser filer plusieurs opportunités qui auraient pu permettre à l’équipe de se mettre à l’abri plus tôt. Une marge de progression qui, si elle a été sans conséquence lors des deux rencontres officielles, devra être rapidement réduite. La suite des échéances éliminatoires exigera davantage de précision dans le dernier geste, mais aussi une transition offensive plus rapide et mieux maîtrisée.
Un duel face au Mali aux accents d’électrochoc défensif et offensif
La véritable mise à l’épreuve de cette longue trêve est intervenue lors du duel amical face au Mali, conclu sur un nul frustrant (1-1) au Grand Stade de Tanger. Accrochés dans les duels et soumis à un pressing agressif des Aigles maliens, les coéquipiers d’Abdessamad Ezzalzouli ont montré un visage moins serein qu’à l’accoutumée. Une prestation qui a surtout exposé certaines fragilités défensives jusque-là moins visibles. En première comme en seconde période, l’arrière-garde marocaine a parfois laissé trop d’espace entre les lignes, permettant aux Maliens d’exploiter leur vitesse et leur capacité à se projeter rapidement vers l’avant. L’ouverture du score sur penalty a donné un temps l’avantage aux Lions, sans pour autant leur permettre de prendre définitivement le contrôle de la rencontre. Car, une nouvelle fois, le manque d’efficacité dans les derniers mètres a pesé lourd. Les occasions de faire le break ont existé, mais la finition n’a pas suivi, entre manque de lucidité et précipitation dans le dernier geste. Le Mali en a finalement profité pour revenir au score et sanctionner une équipe marocaine qui n’avait pas su se mettre à l’abri. Ce nul au goût d’inachevé sonne ainsi comme un rappel utile : pour franchir un nouveau cap, les Lions devront gagner en solidité derrière et en efficacité devant.
L’analyse lucide et constructive de Mohamed Ouahbi pour l’avenir
Conscient des insuffisances apparues durant ce rassemblement, le sélectionneur national Mohamed Ouahbi a livré une analyse lucide à l’issue de la rencontre. Au moment de dresser le bilan de ces semaines de travail, le technicien s’est dit satisfait de l’investissement de son groupe, tout en identifiant clairement les secteurs qui nécessitent encore des réglages. «Nous sortons satisfaits de ce stage. C’était très intéressant et nous continuons à progresser», a-t-il déclaré au micro des médias, avant de revenir sur les points à corriger : «Nous avons des qualités indéniables, mais aussi des aspects à améliorer. Défensivement, nous avons laissé un peu trop d’espaces en première mi-temps, voulant peut-être trop enflammer le match».
Ouahbi a également souligné l’intérêt de se mesurer à des formations aussi physiques et exigeantes que le Mali. Pour lui, ce sont précisément ces rencontres disputées, parfois inconfortables, qui permettent à un groupe de gagner en maturité et de mieux mesurer le chemin qui reste à parcourir. Au-delà des deux victoires enregistrées dans les éliminatoires, ce rassemblement aura donc surtout permis au sélectionneur d’identifier plusieurs axes de progression. Une base de travail intéressante pour préparer les prochaines échéances et permettre aux Lions de l’Atlas de poursuivre leur montée en puissance.