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Trump prêt à rencontrer Kim Jong-un, la Corée du Nord tire une dizaine de missiles

Le président américain Donald Trump a déclaré, mercredi, qu’il rencontrerait le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un d’ici la fin de l’année. Peu après, Pyongyang a tiré une dizaine de missiles balistiques, a annoncé jeudi l’armée sud-coréenne.

La Corée du Nord a tiré une dizaine de missiles balistiques, a indiqué jeudi 20 août l’armée sud-coréenne, peu après que Donald Trump a assuré qu’il rencontrerait le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un cette année.

Trois jours après avoir décidé d’écourter les exercices militaires conjoints avec Séoul, le président américain Donald Trump a annoncé, mercredi 19 août, qu’il rencontrerait pendant l’année le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

« Oui, je le rencontrerai », a répondu le président américain, interrogé à propos d’une éventuelle entrevue avec Kim Jong-un avant la fin de l’année, alors qu’il faisait visiter des chantiers en cours à la Maison Blanche à quelques journalistes.

La Corée du Nord a peu après tiré une dizaine de missiles balistiques, a indiqué l’armée sud-coréenne.

Le Nord a tiré « environ 10 missiles balistiques de courte portée depuis la région de Pyongyang », a déclaré à l’AFP un responsable de l’état-major interarmées sud-coréen.

Une rencontre Trump – Kim Jong-un en novembre ? 

La rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un, qui serait la quatrième entre les deux hommes, pourrait, selon plusieurs observateurs, avoir lieu en novembre en marge du sommet de l’Apec (Coopération économique de l’Asie-Pacifique) en Chine.

Depuis son premier mandat (2017-2021), Donald Trump se targue d’avoir une relation privilégiée avec Kim Jong-un, dont le pays est considéré comme une menace majeure pour la sécurité des États-Unis par le renseignement américain.

Cette relation est revenue sur le devant de la scène quand le président américain a décidé, dimanche, d’écourter des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud. Il a jugé, mercredi, que ces manœuvres étaient « très insultantes pour quelqu’un qui, franchement, en tout cas pendant mon mandat, s’est très bien conduit ».

Kim Yo-jong, sœur influente du leader nord-coréen, a affirmé mercredi qu’elle n’était « pas du tout au courant » d’une quelconque communication entre son frère et Donald Trump. Tout en soulignant que les relations entre eux restaient « excellentes », elle a ajouté que la décision de Donald Trump concernant ces exercices « ne mérite pas d’être commentée » et qu’elle est « dénuée d’intérêt », selon un communiqué.

Pyongyang doté de « 57 armes nucléaires »

Donald Trump a dans le même temps livré une estimation officielle inhabituelle et très précise de l’arsenal nucléaire nord-coréen, estimant que le pays était doté de « 57 armes nucléaires ». « Cela n’aurait jamais dû arriver. (…) Si j’avais été président, je ne l’aurais pas permis », a ajouté le dirigeant républicain.

Selon le ministre sud-coréen de la Défense Ahn Gyu-back, Pyongyang disposerait de 80 à 120 armes nucléaires.

La Corée du Nord n’est pas reconnue officiellement comme une puissance nucléaire par les États-Unis.

L’armée sud-coréenne a précisé que les exercices avec les forces américaines, prévus initialement jusqu’au 27 août, se termineraient dès vendredi. Ces manœuvres, qui ont commencé lundi, ont vu leur durée réduite de six jours.

« Suggestion de la partie américaine »

Ce changement de posture constitue un revers de taille pour Séoul, allié historique des États-Unis. Un responsable militaire sud-coréen a reconnu auprès de l’Agence France-Presse (AFP) que cette décision était « inhabituelle ».

Dans un communiqué, l’état-major interarmées sud-coréen a annoncé « ajuster la durée de l’exercice UFS » (Ulchi Freedom Shield) à la suite d’une « suggestion de la partie américaine ».

Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Cho Hyun a expliqué, mercredi, devant le Parlement, que Séoul n’avait pas été prévenu au préalable de la décision d’écourter les exercices.

Les États-Unis entretiennent un contingent de 28 500 militaires en Corée du Sud, un de leurs principaux déploiements en Asie. Une partie d’entre eux devait être mobilisée aux côtés de 18 000 militaires sud-coréens pour ces exercices.

« La suspension des exercices conjoints a toujours été une condition préalable pour que la Corée du Nord s’engage dans un dialogue avec les États-Unis », observe pour l’AFP Park Won-gon, professeur à l’université Ewha. Aussi, cette « réduction pourrait avoir un impact positif » en ce sens, estime-t-il.

Mercredi, l’agence officielle nord-coréenne KCNA a répété que les manœuvres « posent la menace la plus immédiate et la plus franche » à la Corée du Nord, pays fermé qui est techniquement toujours en guerre avec le Sud.

Source : france24.com