Israël et le Liban engagent des discussions sur un transfert de zones à l’armée libanaise
Israël et le Liban discutent d’un dispositif prévoyant le déploiement de l’armée libanaise dans certaines zones du sud du Liban actuellement contrôlées par l’armée israélienne. Cette initiative, soutenue par les États-Unis, est au coeur du nouveau cycle de discussions entamé mardi à Washington.
Les discussions sur l’avenir sécuritaire du Sud-Liban se poursuivent entre Israël et le Liban. Les deux pays examinent un projet pilote soutenu par les États-Unis prévoyant le transfert de certains secteurs contrôlés par les forces israéliennes à l’armée libanaise, selon trois responsables israéliens.
Les mêmes sources ont précisé que les États-Unis formeraient les soldats libanais concernés et vérifieraient leurs antécédents afin de s’assurer qu’ils n’ont aucun lien avec le Hezbollah, tandis qu’Israël maintiendrait une présence militaire dans la « zone tampon » qu’il a établie au Sud-Liban.
Ce projet pilote est au coeur du nouveau cycle de discussions entamé mardi à Washington entre le Liban et Israël, Beyrouth tenant à poursuivre des négociations directes éclipsées par la décision de l’Iran d’inclure le pays du Cèdre dans ses pourparlers avec les États-Unis.
Interrogé sur les propos des sources israéliennes, un haut responsable libanais chargé de la sécurité a déclaré que les discussions continuaient à Washington et que la journée de mercredi serait consacrée à des échanges entre militaires, y compris au sujet de zones pilotes.
Il a ajouté que les pourparlers porteraient sur un calendrier de retrait des troupes israéliennes et qu’un éventuel plan ne serait établi qu’après la dernière journée d’échanges, prévue jeudi. Ce responsable libanais n’a pas commenté la vérification potentielle des antécédents des soldats libanais par les États-Unis.
L’un des principaux objectifs de Beyrouth est d’obtenir un retrait de l’armée israélienne alors que celle-ci occupe une partie du Sud-Liban dans le cadre de son offensive contre le Hezbollah, qui s’étire depuis le 2 mars.
Cet espoir s’est jusqu’à présent heurté aux déclarations inflexibles de l’État hébreu, dont de nombreux responsables souhaitent que l’armée israélienne continue d’occuper indéfiniment le sud du Liban.
Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est globalement respecté depuis dimanche même si des troupes de l’armée israélienne restent déployées dans le sud du Liban, où elles ont établi une zone de sécurité en disant vouloir protéger le nord d’Israël contre les attaques du groupe chiite, qui est soutenu par l’Iran.
Le protocole d’accord signé la semaine dernière entre Téhéran et Washington impose aux deux pays et à leurs alliés de déclarer un arrêt immédiat et permanent des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et de garantir « l’intégrité territoriale et la souveraineté » du pays du Cèdre.
Source : france24.com
