Economie

Nadia Fettah : le gouvernement mobilise 1,6 MMDH/mois pour les carburants

La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, a indiqué que le gouvernement n’abordait pas le dossier de la hausse des prix du carburant avec une approche technique et numérique, et cherchait à préserver des marges de manœuvre pour s’attaquer aux grands chantiers. L’intervention du gouvernement coûte 1,6 milliard de dirhams par mois, a-t-elle affirmé.

Devant la Chambre des représentants, la ministre a justifié la démarche adoptée par le gouvernement dans la gestion de l’épineux dossier des hausses des prix du carburant à l’international — et qui se répercutent directement sur le pouvoir d’achat des Marocains — en expliquant le contexte international qui impose des hausses des prix allant jusqu’à 65 %.

Nadia Fettah Alaoui a souligné que le gouvernement traitait ce dossier avec une sensibilité sociale, lors de la séance hebdomadaire consacrée aux questions orales. Elle a ajouté dans ce cadre que l’exécutif assumait ses responsabilités financières et économiques, soulignant qu’il est impossible d’évoquer les prix sans tenir compte du contexte global, notamment géopolitique ainsi qu’interne, avec les coûts du transport, de l’acheminement des marchandises et des chaînes d’approvisionnement, et du pouvoir d’achat des citoyens.

« Le choix de l’exécutif est responsable et vise à traiter une conjoncture, tout en préservant des marges de manœuvre pour s’attaquer aux grands chantiers, notamment l’accélération de la transition vers les énergies renouvelables, un choix stratégique plutôt que de se concentrer sur le raffinage, en plus du soutien aux investissements dans ce domaine », a-t-elle déclaré.

Et d’expliquer que les facteurs externes influents comprennent la guerre au Moyen-Orient, entraînant une hausse des prix de l’énergie entre 40 % et 65 %, passant d’environ 100 à 110 dollars le baril. De même, elle a précisé que l’intervention du gouvernement depuis le 15 mars coûte environ 1,6 milliard de dirhams par mois.

Sur le sujet du monopole (ou de la concentration économique) des sociétés pétrolières, la ministre a indiqué que le gouvernement, à travers les ministères concernés (Économie et Finances, Intérieur, Commerce), assurait un suivi quotidien du marché afin de garantir le bon fonctionnement des mécanismes de stabilisation des prix et le maintien d’une certaine stabilité à l’échelle nationale.

Selon elle, la présence d’une concentration supposerait la présence de deux ou trois acteurs seulement, contre 10 entreprises actuellement. Elle a ajouté que le Conseil de la concurrence s’est saisi de ce dossier à plusieurs reprises, jugeant que les prix des carburants sont libéralisés depuis plus de 11 ans.

Source : fr.hespress.com