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Ligue des champions : match aller, maudits penaltys, tirage des 8es… Cinq questions avant PSG-Monaco

Tout ce qu’il faut savoir avant le match retour entre le PSG et l’ASM, ce mercredi (21h), au Parc.

Deuxième round. Huit jours après le match aller, le PSG affronte Monaco ce mercredi, au Parc des Princes, en barrage de Ligue des champions. Le vainqueur se hissera en huitièmes. Coup d’envoi à 21 heures. Un match diffusé par Canal+ et qui sera à suivre en direct commenté sur notre site.

Que s’est-il passé à aller ?

Beaucoup de choses… Après 27 minutes, la soirée ressemblait à un cauchemar pour les Parisiens, avec deux buts inscrits par Folarin Balogun, un penalty manqué par Vitinha et la sortie sur blessure d’Ousmane Dembélé. Difficile de faire pire… Et la magie a opéré. Désiré Doué n’est pas pour rien dans ce retournement de situation, qui a vu le PSG gagner à Louis II (2-3).

Remplaçant au coup d’envoi et (justement) critiqué ces dernières semaines, l’ancien Rennais s’était fendu d’un doublé. Il avait aussi été impliqué sur le but d’Achraf Hakimi, celui du 2-2. Au final, c’est Monaco qui s’en est bien sorti en encaissant qu’un but en seconde période, à 10 contre 11, après l’expulsion – la deuxième de suite – d’Alexander Golovin à la 48e. Renversant.

Depuis quand l’ASM n’a plus atteint les huitièmes de C1 ?

En 2017. Cette année-là, le monde du football avait appris à connaître un gamin de même pas 18 ans, un certain Kylian Mbappé. Leonardo Jardim pouvait aussi compter sur Radamel Falcao, Fabinho, Thomas Lemar ou encore Bernardo Silva. Les futurs champions de France avaient écarté Manchester City (3-5, 3-1) et Dortmund (3-2, 3-1) avant de chuter face à la Juve (0-2, 1-2). L’an passé, le club princier avait pris la porte au même stade de la compétition, face à Benfica (0-1, 3-3), après deux sorties en poules, en 2017 et 2018, lors de ses deux précédentes participations en C1. L’ASM a atteint les huitièmes de Ligue Europa en 2022, contre Braga (0-2, 1-1).

Le PSG et les penaltys, une malédiction ?

Non, mais un vrai problème. Depuis le début de la saison, les Parisiens n’ont rentré que cinq de leurs neuf penaltys, toutes compétitions confondues. En Ligue des champions, c’est encore pire : un sur trois. Le paradoxe, c’est que les champions d’Europe sont invincibles sur les séances de tirs au but sous Luis Enrique. «Peut-être que nous n’avons pas un spécialiste bien identifié, mais on a beaucoup de joueurs qui peuvent frapper. En ce moment, il y a de petits problèmes. On va surmonter cela avec la qualité des joueurs», jure-t-il.

Ousmane Dembélé en a converti trois pour deux échecs. Une réussite et un échec pour «Viti». Gonçalo Ramos en a rentré un et Bradley Barcola en a raté un. À noter que sur les trois séances de tirs au but de la saison en cours, les Rouge et Bleu ont converti 10 de leurs 13 tentatives. C’est mieux. Toujours est-il que, pour ce qui est de la C1, le PSG est le cancre de la saison avec ses trois échecs, derrière Dortmund, Bodo/Glimt et Monaco (2). Le doute va maintenant s’emparer des prochains tireurs parisiens, comme les adversaires auront les yeux qui tremblent face à Matfey Safonov.

Quelles raisons d’espérer pour l’ASM ?

Même s’ils ne partent pas avec la faveur des pronostics, les Monégasques ont des raisons d’y croire. Déjà parce que le PSG, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Le match de la semaine passée en est la parfaite illustration, avec ces deux énormes erreurs défensives sur les buts monégasques. Et l’ASM a rappelé samedi, lors de sa remontée fantastique à Lens (2-3), qu’elle a de la qualité à revendre. Au passage, ce succès a permis au PSG de reprendre la première place au classement de Ligue 1, à la faveur de sa balade contre la lanterne rouge (3-0). Last but not least, Paris devra faire sans Ousmane Dembélé et Fabián Ruiz.

Pour le reste, Balogun est très en forme. Évidemment, l’absence du suspendu Golovin n’est pas une bonne nouvelle pour les Asémistes. Les retours d’Ansu Fati et Thilo Kehrer, indisponibles à l’aller, feront du bien et offriront des options à Sébastien Pocognoli. Enfin, le PSG pourrait payer son manque de réalisme à Louis II. En effet, après l’expulsion de Golovin, les locaux n’avaient plus vu le jour. Les hommes de Luis Enrique n’avaient toutefois pas réussi à en profiter pour marquer un quatrième, voire un cinquième but. Rappelons qu’il n’y a plus de prime au but à l’extérieur depuis plusieurs saisons maintenant. Il suffit aux Monégasques de marquer une fois pour emmener les Parisiens en prolongation et aux tirs au but…

Quand se déroulera le tirage des huitièmes ?

Dans deux jours, vendredi, à partir de midi, à Nyon (Suisse). En fait, il ne sera pas juste question des huitièmes de finale, mais de tout le tableau, jusqu’à la finale du 30 mai 2026, à la Puskás Aréna de Budapest (Hongrie). On sait déjà que le vainqueur du barrage entre Monaco et Paris affrontera le FC Barcelone ou Chelsea au prochain tour, le 10/11 mars et le 17/18 mars. Quel que soit le vainqueur, le match retour aura lieu au Camp Nou ou à Stamford Bridge.

En cas de qualification pour les quarts, le PSG ou Monaco se frotterait à Liverpool (que Paris a sorti en 8es l’an dernier) ou Tottenham (que Paris a dégoûté à deux reprises cette saison) ou au vainqueur du barrage entre Galatasaray et la Juventus (5-2 à l’aller). Et en demies ? Dans cette partie du tableau, on retrouvera Arsenal (éliminé par le PSG en demies la saison passée) ou le Bayern, le Sporting ou Manchester City, voire un vainqueur de barrage, Benfica-Real (0-1 à l’aller) et Dortmund-Atalanta (0-2 à l’aller).

Source : lefigaro.fr