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Incendie à Hongkong : le bilan grimpe à 128 morts, le système d’alarme des tours mis en cause

Les pompiers ont terminé les opérations de lutte contre le feu mais 200 personnes sont toujours portées disparues.

Le feu qui a ravagé un complexe résidentiel de Hongkong mercredi a causé la mort de 128 personnes, fait 79 blessés et 200 personnes sont portées disparus, en y incluant les personnes mortes mais non identifiées, a fait part le chef de la sécurité de la ville, Chris Tang, vendredi. Il s’agit du pire incendie qu’ait connu la ville depuis des décennies.

Les pompiers ont eux terminé, vendredi, les opérations de lutte contre le feu. Les flammes étaient « largement éteintes » à 10 h 18 (3 h 18 en France), a dit à l’Agence France-Presse (AFP) un porte-parole du gouvernement en citant les services de pompiers qui ont affirmé avoir établi un contact avec certains portés disparus. Au moins 79 personnes ont été blessées, dont onze pompiers, a par ailleurs annoncé un porte-parole de l’exécutif.

Aux premières heures vendredi, un journaliste de l’AFP avait constaté que le feu avait considérablement faibli, mais que des gerbes d’étincelles et une épaisse fumée continuaient de jaillir par endroits des gratte-ciel. Les pompiers continuaient alors d’arroser les immeubles pour en refroidir la structure porteuse et prévenir tout nouveau départ de feu.

Jeudi après-midi, les secours ont dit que le feu avait été éteint dans quatre des huit immeubles d’habitation et était sous contrôle dans trois autres. Un seul des huit bâtiments a échappé au feu.

Le système d’alarme était défectueux dans les tours a par ailleurs fait savoir le chef des pompiers de Hongkong, Andy Yeung, devant la presse. Selon lui, une équipe de spécialistes a été dépêchée dans les bâtiments après de nombreux témoignages selon lesquels les alarmes n’avaient pas sonné. « Nous avons constaté que les systèmes d’alarme dans les huit bâtiments ne fontionnaient pas correctement », a-t-il développé.

Des habitants du complexe Wang Fuk Court, situé dans le quartier de Tai Po dans le nord de Hongkong, ont assuré à l’AFP n’avoir entendu aucun signal d’alarme, et avoir dû frapper aux portes pour prévenir leurs voisins.

Le rôle des échafaudages en bambou en question

Les investigations pour déterminer les causes de cet incendie, le pire sur le territoire chinois depuis près de quatre-vingts ans, ont commencé, selon les autorités, notamment sur le possible rôle des échafaudages en bambou et des filets synthétiques qui entouraient les immeubles et qui ont pu propager le feu.

Lors d’une conférence de presse, le numéro deux du gouvernement de Hongkong, Eric Chan, a déclaré qu’il était « impératif d’accélérer la transition complète vers les échafaudages métalliques ».

« Vu le retentissement immense dans l’opinion, un groupe de travail a été mis en place pour lancer une enquête approfondie sur de possibles faits de corruption dans le grand projet de rénovation de Wang Fuk Court à Tai Po », a déclaré la Commission indépendante contre la corruption de Hongkong dans un communiqué.

Source : lemonde.fr