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SUMMARY:Exposition : Soumiya Jalal tisse l’intime à la Villa des Arts
DESCRIPTION:Du 16 juin au 31 juillet 2026\, la Villa des Arts de Casablanca accueille «De fil en mémoire»\, une exposition immersive de Soumiya Jalal. Entre sculpture textile et installation monumentale\, l’artiste marocaine explore la mémoire à travers la fibre\, dans une œuvre où la laine brute\, le chanvre et le cuivre deviennent une écriture silencieuse de l’espace. \nL’œuvre de Soumiya Jalal ne se regarde pas. Elle se traverse. À la lisière de la sculpture textile et de l’installation immersive\, l’artiste marocaine s’inscrit dans la lignée de grandes figures de l’art textile comme Sheila Hicks ou Chiharu Shiota. Mais sa voie est unique. Elle use de matériaux humbles (ficelle de chanvre\, sisal\, laine brute de chèvre et de mouton) pour bâtir des structures monumentales qui réinventent l’architecture de la Villa des Arts. \nEn effet\, Soumiya Jalal détourne des matériaux dits «pauvres» ou utilitaires de leur usage premier pour leur offrir une dignité sculpturale. Elle cherche autour d’elle\, dans un souk\, une droguerie ou une mercerie\, un bout de quelque chose : ficelle de chanvre\, pelote de laine\, sisal\, ruban de plastique\, bolduc\, raphia naturel ou synthétique\, paille\, fil électrique…. Par l’accumulation\, la répétition du geste et l’ampleur des formats – certains panneaux atteignent plusieurs mètres de hauteur – la fibre se métamorphose. Elle devient paroi\, membrane\, mémoire. L’artiste tisse un dialogue constant entre la matité organique des laines animales et l’éclat nerveux du fil de cuivre\, matière qu’elle a intégrée dès 2006 dans ses créations. \nLa lumière agit alors comme un matériau à part entière. Elle s’absorbe dans l’épaisseur des tissages ou ricoche sur les structures métalliques\, créant un jeu d’ombres portées qui prolonge l’œuvre dans l’immatériel. Sa signature stylistique embrasse l’asymétrie et l’irrégularité\, rompant avec les rayures verticales traditionnelles privilégiées dans l’artisanat marocain. Ses œuvres\, composées comme des structures architecturales\, jouent sur les rythmes\, les répétitions et les pauses. Elles vacillent entre matité et brillance\, densité et transparence\, solidité et légèreté\, à la manière de paysages ou de cartes topographiques. \nLa fibre comme mémoire et réparation\nPour Soumiya Jalal\, la fibre est aussi un vecteur de narration. «La réparation est un thème récurrent dans mon travail. Pour moi\, elle représente à la fois le dommage et la capacité à le réparer»\, confie-t-elle. «Mon art explore cette dualité – la fragilité et la force qui en émerge\, souvent au sein d’une même texture. J’utilise des contrastes comme le mat et le brillant\, le rond et le rectangulaire\, le lâche et le serré\, l’opaque et le transparent\, pour refléter l’équilibre des opposés». \nChaque installation est une invitation à ralentir\, à suspendre le temps. La verticalité des panneaux\, leur densité\, leur fragilité apparente deviennent une écriture silencieuse. L’œuvre tisse un passage entre l’intime et la démesure de l’espace\, entre le domestique et le sacré. «De fil en mémoire» n’est pas seulement un jeu de mots\, c’est un programme. La mémoire se tisse\, fil après fil\, geste après geste\, dans une lente accumulation qui épouse le rythme du vivant. \nL’exposition promet une expérience sensorielle rare\, où le spectateur est enveloppé\, presque happé par la matière. Le vernissage aura lieu le mardi 16 juin 2026 à 19h00\, en présence de l’artiste. L’exposition se poursuivra jusqu’au 31 juillet\, offrant aux visiteurs un temps long d’immersion dans cet univers singulier. Une occasion unique de découvrir une œuvre marocaine de dimension internationale\, où la fibre devient le support d’une introspection collective. \nDe l’architecture au tissage\, une trajectoire singulière \nNée à Casablanca en 1957\, Soumiya Jalal Mikou est d’abord architecte. Après un baccalauréat en arts plastiques\, elle poursuit ses études à l’École spéciale d’architecture de Paris\, avant de revenir s’installer à Casablanca comme architecte. Son passage à la création textile n’a rien d’un hasard. Après des années passées à travailler comme urbaniste\, sa fascination pour les textures\, née de l’étude des motifs urbains\, l’a conduite vers le métier à tisser. Un déclic. «Du jour au lendemain\, elle s’est retrouvée dans une quête qui s’est révélée très vite identitaire»\, raconte une monographie qui lui est consacrée. Il n’y eut dès lors plus jamais de rupture dans son approche créative entre urbanisme\, architecture et artisanat. Ses pairs la qualifient souvent de «Maalma»\, le maître-artisan\, clé de voûte de toute édification au temps des médinas. \nCe choix des métiers du fil est né de son besoin de réparer\, de rapprocher deux identités – celle de l’artiste et celle de l’architecte – qui devaient absolument coexister en harmonie. Elle s’inscrit à un programme d’arts textiles à Montréal pour comprendre la matière de l’intérieur. Aujourd’hui basée à Marrakech\, elle puise son inspiration dans la nature\, et notamment dans l’enfance passée au bord de l’océan\, dont elle traduit le jeu de la lumière\, de l’eau et du rocher dans ses textiles. La reconnaissance du travail de Soumiya Jalal dépasse largement les frontières du Maroc. En 2025\, ses installations textiles ont été présentées au Pavillon du Royaume du Maroc lors de la Biennale d’Architecture de Venise. L’exposition internationale «Étoffes du temps»\, qui la met en dialogue avec la photographe Majida Khattari\, se tient parallèlement du 14 mai au 15 juillet 2026 à la Galerie 208 du Mandarin Oriental de Marrakech.
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SUMMARY:Le Festival Aïssaoua Modes et Rythmes du Monde
DESCRIPTION:L’édition 2026 du Festival Aïssaoua Modes et Rythmes du Monde se tiendra du 22 au 25 juillet à Meknès\, sous le thème « Le soufisme et l’unité du Royaume : la Commanderie des Croyants\, garante spirituelle et constitutionnelle de l’unité nationale et territoriale du Royaume ». \nPlacée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI\, cette édition mettra à l’honneur la mémoire spirituelle du Royaume ainsi que la place historique et civilisationnelle de la cité ismaïlienne\, considérée comme l’un des principaux foyers du patrimoine aïssaoui marocain authentique. \nLe festival s’impose comme un rendez-vous culturel\, spirituel et artistique majeur de l’agenda national\, consacré à la célébration de l’art Aïssaoua en tant que composante essentielle du patrimoine culturel immatériel marocain et expression des valeurs du samâa\, du dhikr\, des maqâms\, des rythmes\, de l’esthétique et de l’identité spirituelle du Royaume. \nSelon les organisateurs\, cette manifestation culturelle connaîtra une participation exceptionnelle de plus de 15 artistes marocains et étrangers\, de plus de 55 confréries Aïssaoua\, ainsi que de plus de 1.000 moqaddems et maîtres Aïssaoua\, dans un hommage rendu aux gardiens de cet héritage et à leur rôle dans la préservation et la transmission de cette mémoire spirituelle. \nLe festival réunira également plusieurs artistes et formations musicales marocains et internationaux\, parmi lesquels Amine Boudchart\, Asma Lamnawar\, Wael Jassar\, Dounia Batma\, Zouhair Bahaoui\, Ismaïl Boujia\, Marouane Hajji\, Ibtissam Tiskat\, Zakaria Ghafouli\, Salma Chennouani\, Aziza Al Meknassia\, ainsi que plusieurs ensembles représentatifs du patrimoine musical de Meknès. \nCette édition verra aussi la participation de Hajar Adnane\, Youssef Benhajou\, de l’Orchestre Al Assala de l’art du Melhoun\, dirigé par le professeur Rachid Lahkim\, ainsi que de Mohamed El Ouarti\, Yassine El Khelladi\, Idriss Zaârouri\, Souhaila Essahraoui\, de l’Association Espace Meknès pour le Melhoun\, du groupe Ach Kayn et de Amir Ali. \nLe festival s’ouvrira également sur le patrimoine de la Hadra tunisienne à travers l’art du Malouf\, sous la direction du maître soufi Mohamed Ali Jelali\, aux côtés de confréries Aïssaoua locales\, nationales et arabes\, ainsi que d’autres expressions soufies proches du patrimoine aïssaoui représentant les différentes écoles et traditions de cet art ancestral. \nL’édition 2026 proposera un programme riche comprenant de grands concerts\, des soirées Aïssaoua\, des rencontres intellectuelles\, des ateliers de formation\, des célébrations patrimoniales et diverses activités parallèles\, dans une approche favorisant le dialogue entre soufisme\, art\, développement\, patrimoine et territoire. \nLes soirées Aïssaoua occuperont une place centrale dans la programmation. Les confréries participantes y présenteront des prestations artistiques et spirituelles illustrant la richesse des maqâms\, des rythmes et des expressions esthétiques de l’école Aïssaoua\, à travers la participation de moqaddems\, de maîtres et de formations représentant différentes régions du Royaume. \nDans ce cadre\, le festival accueillera la deuxième édition du Forum international de Meknès sur le soufisme\, placée sous le thème « Le soufisme et l’unité du Royaume ». Cette rencontre scientifique et intellectuelle réunira chercheurs\, universitaires\, spécialistes du soufisme\, représentants d’institutions constitutionnelles\, d’universités marocaines\, d’acteurs culturels ainsi que de zaouïas et confréries spirituelles du Maroc et de l’étranger\, afin d’examiner le rôle du soufisme marocain dans la consolidation des valeurs d’unité\, de paix\, de modération\, de cohésion sociale et de préservation des constantes nationales. \nDans le cadre de l’Académie du patrimoine Aïssaoua\, l’édition 2026 accueillera également le premier forum de formation consacré à l’art et au développement intégré\, destiné à ouvrir le débat sur les liens entre les arts patrimoniaux et le développement territorial\, ainsi que sur le rôle de la culture dans la création d’opportunités économiques\, le renforcement de l’attractivité touristique\, l’encouragement des initiatives locales et l’accompagnement des jeunes et des acteurs culturels dans la gestion des projets artistiques et patrimoniaux. \nEn lien avec l’identité historique de la capitale ismaïlienne\, le programme prévoit aussi des manifestations dédiées à la valorisation des sites emblématiques de Meknès\, transformant plusieurs espaces historiques en lieux vivants de célébration du patrimoine\, de la mémoire\, de l’architecture\, des maqâms et des rythmes\, afin de renforcer le rayonnement de Meknès comme ville du patrimoine\, de la spiritualité et du tourisme culturel. \nÀ l’occasion de sa réouverture après sa restauration\, dans le cadre du projet royal de réhabilitation et de valorisation de l’ancienne médina de Meknès\, le grand pavillon de Bab Mansour accueillera une importante exposition nationale mettant en lumière les liens historiques et spirituels unissant les Sultans et Rois du Maroc à la culture soufie et aux valeurs d’unité. \nCette édition ambitionne notamment de préserver et de promouvoir le patrimoine Aïssaoua\, de renforcer le rayonnement national et international de Meknès\, de consolider la place du patrimoine immatériel dans les politiques de développement culturel\, de rendre hommage aux figures emblématiques de cet art\, de soutenir la formation artistique et culturelle des jeunes et de mettre en valeur les dimensions spirituelles et nationales du soufisme marocain au service de l’unité du Royaume et de ses constantes. \nÀ cette occasion\, le directeur exécutif du festival\, Hatem Ibn Abdelkrim\, a souligné que l’organisation de l’édition 2026 « constitue un grand moment culturel et spirituel\, à travers lequel nous souhaitons faire de Meknès un espace de reconnaissance envers les gardiens du patrimoine Aïssaoua\, une plateforme de réflexion sur les liens entre l’art\, le soufisme et le développement\, ainsi qu’un lieu de valorisation de la mémoire collective du Royaume\, en parfaite harmonie avec la Haute Sollicitude dont Sa Majesté le Roi Mohammed VI entoure le patrimoine culturel immatériel et les liens spirituels qui constituent l’un des piliers de l’identité marocaine ».
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SUMMARY:La 24e édition du festival L’Boulevard
DESCRIPTION:La 24e édition du festival L’Boulevard se tiendra du 17 au 20 septembre 2026 au stade du R.U.C à Casablanca\, avec un accès libre et gratuit\, indique l’association EAC-L’Boulvart dans un communiqué. \nLa 24e édition du festival L’Boulevard réunira des groupes venus de différentes régions du Maroc ainsi que des formations internationales autour d’une programmation consacrée aux musiques actuelles et aux cultures urbaines\, comprenant notamment le rap/hip-hop\, le rock/metal\, les fusions et les nouvelles expressions musicales\, précise la même source. \nPlacée sous le signe du live\, de la découverte et de l’énergie collective\, cette nouvelle édition proposera également des concerts exclusifs\, un marché créatif et diverses activités parallèles\, souligne le communiqué\, relevant que le festival reste fidèle à son ADN “ouvert\, exigeant et généreux”. \nLe Tremplin L’Boulevard\, organisé dans le cadre du festival\, poursuivra sa mission d’accompagnement des jeunes groupes et artistes de la scène locale en leur offrant un espace de visibilité\, d’expérience et de rencontre avec le public. \nLes gagnants de chaque catégorie recevront des récompenses financières de 15.000 dirhams (DH) pour le premier prix et de 10.000 DH pour le deuxième prix. Les lauréats bénéficieront également de l’enregistrement d’un titre au Studio Hiba\, partenaire du festival\, ainsi que d’une semaine d’ateliers encadrés par des professionnels de la musique afin d’accompagner le développement de leurs projets artistiques. \nL’appel à candidatures pour le Tremplin reste ouvert jusqu’au 20 juin 2026\, selon la même source\, qui précise que les formulaires de participation sont disponibles en ligne. \nAvec cette édition 2026\, L’Boulevard réaffirme son attachement à la scène comme espace de transmission\, de prise de risque et de partage\, “où les trajectoires se croisent et où la musique se vit autant qu’elle s’écoute”\, conclut le communiqué.
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