En Colombie, la répression du président Duque s’accentue

En Colombie, la répression du président Duque s’accentue

Alors que les manifestations se poursuivent dans tout le pays, le gouvernement devient de plus en plus brutal et le bilan – près d’une trentaine de morts – s’alourdit jour après jour.

La répression contre les manifestations qui durent depuis le 28 avril est violente. Et le bilan est lourd : Hier, l’ONG Temblores, qui a mis en place une plateforme de suivi des violences policières confirmait 31 morts. Les autorités, elles, parlent de 19 morts dont un policier, plus de 800 blessés et au moins 87 disparus. Surtout, les témoignages de violences des forces de l’ordre colombiennes – tirs à bout portant, détentions arbitraires – continuent d’affluer de toutes les villes de Colombie : à Cali où la mobilisation – et la répression – est la plus intense, mais aussi à Bogotá, Medellín, Barranquilla ou dans des villes moins grandes comme Bucaramanga, Manizales, Ibagué ou Pasto.