LA F1 GAGNE UN PREMIER PARI FACE AU COVID-19

LA F1 GAGNE UN PREMIER PARI FACE AU COVID-19

Le Grand Prix inaugural de la saison s’est déroulé dans des conditions sanitaires drastiques en Autriche.

Hier après-midi à Spielberg, même le fier «toreador» de Carmen, hymne des cérémonies post-course de la F1 depuis un quart de siècle, avait des airs de «peón» (valet) asthmatique. Perchés sur leur marche, à bonne distance et masqués, Valtteri Bottas (Mercedes), Charles Leclerc (Ferrari) et Lando Norris (McLaren) n’ont pas dérogé à la traditionnelle douche au champagne. Mais celui-ci, bu devant des tribunes vides et avec seulement quelques gouttes à destination des ingénieurs tenus éloignés derrière les grilles de la pit-lane, était moins savoureux qu’à l’accoutumée. Les pilotes devront s’y faire. Car telle est la F1 post-Covid-19. Un spectacle toujours intense sur la piste mais au décorum à des années lumières du faste habituel. «On se croirait dans une course de F4», résume le jeune Britannique George Russell (Williams).