Iran: journée décisive pour la réunion de Vienne

Iran: journée décisive pour la réunion de Vienne

Les discussions à Vienne, sous l'égide de l'AIEA, sur l'enrichissement par un pays tiers de l'uranium iranien à usage civil ont repris mercredi matin, a constaté l'AFP, la journée étant considérée comme décisive pour parvenir à un accord

Les délégations d'Iran, des Etats-Unis, de Russie et de France ont commencé leur troisième journée de discussions par des entretiens bilatéraux et trilatéraux.
La réunion en séance plénière a commencé avec une heure de retard.
La veille, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei avait affirmé devant des journalistes, après une journée d'intenses discussions en coulisses, que "les négociations progressent, mais moins rapidement que prévu" restant toutefois persuadé qu'un accord est "possible".
"Il y a beaucoup d'aspects techniques que nous devons régler. C'est aussi, naturellement, une question d'une confiance à créer, de garanties", avait-il ajouté.
L'ambassadeur de l'Iran auprès de l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh, a lui aussi qualifié mardi soir les discussions de "constructives", indiquant qu'elles allaient se poursuivre avec toutes les parties concernées, c'est-à-dire aussi la France. Mardi les propos du chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, s'opposant depuis Téhéran à la présence de la France à ces négociations en raison d'un litige sur des livraisons de matériel nucléaire remontant au passé, avaient créé la surprise à Vienne.
Cette réunion a pour objectif de fixer les modalités pour la livraison à l'Iran d'uranium enrichi à 19,75% à utiliser comme combustible dans son réacteur de recherche, sous contrôle de l'AIEA et à des fins médicales.
Téhéran dit vouloir produire notamment des isotopes entrant dans les traitements de certains cancers.
En échange, l'Iran doit remettre, en principe à la Russie pour l'enrichissement une partie des 1.500 kg d'uranium qu'il a faiblement enrichis malgré les sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU. La France doit ensuite transformer l'uranium enrichi en coeurs nucléaires,
Les experts considèrent qu'ainsi l'Iran ne disposera plus d'assez d'uranium pour engager le processus de fabrication d'une arme atomique.