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2M.ma, il y a 9 jours

Soufiane Hmidache, ou quand le stylo ne sert plus qu’à écrire.
Après avoir été encouragé pendant des années par ses proches et ses amis, Soufiane Hmidache alias Agha a décidé de se lancer cette année. En effet, cet artiste dessinateur a postulé pour la 12ème édition des Morocco Web Awards. Les votes sont toujours en cours et l’artiste attend depuis de voir ce que donnera sa participation dans la catégorie créativité. Il a dans ce sens accepté de répondre aux questions de 2m.ma quant à cette passion qui le prend aux tripes !

Une catégorie qui regroupe des participants de différents domaines soit près de 26 candidats. « Le tableau avec lequel je participe à la compétition est une œuvre que j’ai dessinée avec seulement des stylos noir, vert et rouge. C’est un travail qui m’a demandé presque un an, mais parce que je n’avais pas forcément le temps de m’y concentrer », raconte Soufiane.
Son tableau est un visage dont les yeux sont bandés d’un drapeau du Maroc entouré d’obscurité, de noir. « Ce bandeau qui représente le drapeau, on ne sait pas dans quelles conditions. C’est une manière de laisser libre court à l’imagination du public, d’ailleurs ce tableau n’a pas de titre. Et j’ai pour habitude de donner très rarement des titres à mes œuvres, je trouve que c’est mieux de laisser ouvert et de faire parler son imagination », explique l’artiste.

Faire des merveilles à partir de rien

« A travers ce tableau je veux juste faire passer un message. Celui que la jeunesse doit tenir bon seulement pour ce drapeau, pour l’amour de cette patrie. Ce drapeau signifie tellement et nous devons nous battre pour ce pays, nous jeunes devons travailler et avancer main dans la main pour offrir ce qu’il y a de mieux à ce pays que nous cessons de critiquer. Si les responsables n’ont pas mené à bien leur mission, c’est à nous de nous lever et bosser en ce sens. Le changement doit être opéré, et nous en sommes aussi responsables », fustige et se révolte ce Tazi de naissance.

Âgé tout juste de 25 ans, Soufiane a fait de sa passion son métier, met le chemin n’a pas été sans embûches. Des obstacles, des difficultés et surtout de la persévérance le jeune homme n’en a pas manqué. « J’ai commencé à dessiner il y a une dizaine d’années. Je me suis découvert cette passion que j’ai vraiment commencé à pratiquer au moment où je passais mon bac, je savais qu’un jour ou l’autre j’emprunterais cette voie ! » se plait à nous confier l’artiste. En plus du dessin, Soufiane fait de la vidéo un moyen pour lui de sublimer le fruit de son travail et d’en sortir le meilleur pour le proposer au public. « De cette façon je mets en scène différentes technique de manière à approcher le public de cet art et pouvoir pourquoi pas le convertir à cette passion qui est à la fois un traitement psychologique et une échappatoire », explique le Marocain.
La touche de Soufiane dans ses fresques est facilement décelable de par la finesse de ses traits et la précision qui animent ces toiles mais aussi par son choix en général de ne pas dessiner avec des couleurs. « Au début quand j’ai commencé à dessiner c’était au crayon à papier. Au moment où j’ai voulu passer à la peinture je me suis heurté à certaines difficultés notamment financières, il faut dire que le matériel est très cher. L’idée m’est venue alors de me contenter du strict minimum pour réaliser de belles œuvres, je voulais apposer ma patte, ma touche à moi de cette façon et à partir de rien : une feuille blanche et un crayon », se remémore Soufiane. Ainsi, c’était la meilleure manière de pouvoir retranscrire la réalité, cette touche qu’il recherchait tant, une réalité qui a toujours un message simple à faire passer au spectateur. Il reste tout de même des thèmes que Soufiane met un point d’honneur à ne pas traiter, notamment la politique.

Se cherche encore pour se trouver

A la question pourquoi avoir choisi cet art ? Sofiane n’hésite pas à remettre les pendules à l’heure : « Cette question me revient très souvent et je me plais à répondre que ce n’est pas moi qui ai choisi le dessin, c’est lui qui m’a choisi et c’est la réalité, il m’a vraiment choisi ! ». Le but de ses créations c’est d’émouvoir, de susciter une émotion chez la personne qui contemple ses toiles.

D’où le choix systématique de dessiner des portraits, une manière pour lui de laisser transparaitre chaque trait de caractère des personnes qu’il dessine et la spontanéité qui se dégage de ces visages. Mais surtout d’en sortir l’état d’esprit figé à l’instant T, au moment où le dessinateur le dessine. Cela dit, il dessine également des paysages et se tourne de plus en plus vers les fresques murales surtout en extérieur : « C’est la meilleure manière pour moi d’échanger avec un public dans un plus grand espace. J’étais dans un espace restreint et du coup je me posais des limites, aujourd’hui je me sens plus libre et capable d’exprimer plus qu’avant ! ».
Pour la petite anecdote, Soufiane confie que la seule personne de sa famille qui partage cette passion avec lui c’est sa maman. Sauf qu’elle l’a mis dans la confidence il y a seulement quelques années en découvrant son talent. De son côté, elle n’est pas allée au bout de cette passion, elle a été contrainte de mettre au placard ses pinceaux et ses toiles vivant dans une société à l’époque où la femme ne pouvait pas s’exprimer par l’art. Ayant déjà été couronné d’un prix aux côtés du chanteur Ahmed Sultan, Soufiane Hmidache ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et ne cache pas son enthousiasme. Il travaille d’arrache-pied pour proposer un souffle nouveau à son art de manière à marquer au fer rouge sa patte. De cette manière il compte très bientôt proposer ses œuvres lors de différentes expositions individuelles, celui pour qui les expositions collectives n’ont plus de secret. Il vit aujourd’hui à Salé, à quelques pas de la capitale marocaine, le moyen de se rapprocher un peu plus de ses rêves. Affaire à suivre…

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