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Le Figaro, il y a 7 mois

À Douala, l'opposition camerounaise veut croire en la victoire à la présidentielle
Le Cameroun votait dimanche pour élire son président de la République dans un calme relatif en dépit d'incidents dans les régions anglophones séparatistes du pays.

Douala est étrange en ce dimanche. Les rues sont parfaitement désertes, les rideaux de fer des bars, restaurants et boutiques fermés. Même les petits vendeurs de rues ont disparu. En ce jour d'élection présidentielle, la stricte loi camerounaise qui interdit «toute activité commerciale» est tout aussi strictement respectée. À Ndopassi, un quartier populaire du grand port, entre les maisons de ciment rongées de mousse, l'ambiance est pourtant sereine. «On va voter tranquillement», glisse Elisabeth devant une petite école transformée en bureau de vote.

Dans les couloirs étroits, on se pousse bien un peu pour atteindre les listes mais on s'aligne sans heurts. Dehors, les électeurs s'attardent, les pieds dans les rues boueuses de cette fin de saison des pluies. On commente, on interpelle, on espère. «Le changement va venir. C'est certain. Biya ne peut pas gagner», veut croire Poualeu. Le sort de Paul Biya, 85 ans et 35 ans de présidence, en liste pour un septième mandat, est le seul sujet de conversation. «Il doit se reposer maintenant», assène Guy Bertrand Wando. Quelques partisans du Rdpc, le parti au pouvoir, tentent de faire valoir «l'expérience» du vieux président. Sans vraiment convaincre. Daoula est depuis toujours une cité frondeuse. La capitale commerciale du Cameroun échappe largement au Rdpc, et n'hésite pas s'insurger contre l'autoritarisme du régime. C'est d'ici qu'en 1992, l'opposant John Fru Ndi avait lancé sa campagne contre Paul Biya. Il avait officiellement perdu que de 4%, écart infime et très largement contesté par les observateurs. Là encore qu'en 2008, des émeutes de la faim avaient éclaté avant d'être sévèrement réprimées, laissant sans doute une centaine de morts.

La peur des violences postélectorales
La peur d'une fraude puis de violences douchent l'enthousiasme. «Le vote se passe sans problème. Mais c'est après qu'il y a des problèmes. On craint beaucoup les tricheries», concède Guy Bertrand. Pour le politologue Stéphane Akoa, cette «intériorisation de la fraude» conduit à une forme de «fatalisme». «Ça, c'est le passé. Aujourd'hui, nous sommes mieux organisés», affirme Mbjo Diffo, un commerçant de 49 ans et militant de SDF, le parti de Fru Ndi. Joshua Osih, le nouveau candidat du SDF, table sur la ville pour l'emporter. Mais la division de l'opposition, incapable de s'unir dans une élection à un tour, fait le jeu du pouvoir.

Samedi, à Douala, Maurice Kamto, a ainsi organisé un ultime meeting en forme de démonstration de force. À l'issue de ce dernier rendez-vous, ce juriste guindé, qui ne quitte plus le maillot de football des Lions Indomptables dans l'espoir de casser un rien cette image austère, martèle encore ses propositions et son mantra: «L‘ère de Biya est finie». L'homme, connu dans son pays pour avoir remporté une longue bataille juridique contre le grand voisin nigérian, déroule son programme de la relance économique à la lutte contre la corruption. Et refuse se laisser prendre par le doute. «Les conditions d'une élection libre ne sont pas réunies mais nous allons surveiller le processus. Je suis confiant quant au résultat des urnes. C'est la première étape». Pour la suivante, il se dit prêt à contester «la fraude» qui, selon lui, «est dans l'ADN du régime». Le parti au pouvoir se raidit et dénonce des déclarations «irresponsables» qui visent «à semer le trouble».

«Les bureaux de vote sont ouverts mais très peu de gens osent s'y rendre»

Un avocat

Maurice Kamto, comme les sept autres prétendants au trône de Paul Biya, doit aussi composer avec une autre difficulté. Des troubles déchirent les régions sud-ouest et le nord-ouest du pays, des bastions traditionnels de l'opposition. Ces zones anglophones sont depuis deux ans le théâtre d'une guerre larvée entre l'armée et un insaisissable mouvement sécessionniste qui jurent de créer un nouvel État et menacent de mort les «traîtres» qui iraient aux urnes. La lutte a déjà coûté la vie à 400 civils et forcé des centaines de milliers d'autres à fuir. Dimanche, Buéa, la capitale du Sud-Ouest, était selon des témoins frappée par la peur. «Les bureaux de vote sont ouverts mais très peu de gens osent s'y rendre», affirme un avocat interrogé par téléphone. À Bamenda, la grande ville du Nord-Ouest, trois séparatistes présumés ont été abattus à l'aube. Alors que dès lundi, le Cameroun plongera dans l'interminable attente des résultats -ils ne devraient pas être connus avant dix jours-, les tensions pourraient se renforcer.

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