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Aujourd'hui Le Maroc, il y a 6 mois

24ème Festival de Fès des musiques sacrées du monde : Quand un concert résonne comme une prière dans une synagogue.
Au-delà de leur confession, les Marocains présents au show ont particulièrement pris du plaisir à écouter le chanteur. Certains ont même fredonné des paroles lorsque Gérard Edery interprétait ses chants alliant des paroles hébraïques, espagnoles, anglaises et arabes aux rythmes occidentaux et orientaux.

Le Festival de Fès des musiques sacrées du monde continue à s’ouvrir sur de nouveaux sites. Lors de la 24ème édition qui a pris fin samedi dernier, cette grand-messe, organisée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, un autre espace s’est ajouté cette année à ceux existants. La synagogue Slat Al Fassyine (Ibn Danan), restaurée il y a un peu plus d’un an, a abrité, vendredi dernier au quartier Mellah de Fès, le spectacle du chanteur séfarade, né à Casablanca, Gérard Edery. Un lieu de culte intimiste où la voix de l’artiste et guitariste a résonné telle une prière devant un public composé majoritairement d’étrangers et de quelques Marocains qui ont interagi avec sa musique. Au-delà de leur confession, les Marocains présents au show ont particulièrement pris du plaisir à écouter le chanteur. Certains ont même fredonné des paroles lorsque Gérard Edery interprétait ses chants alliant des paroles hébraïques, espagnoles, anglaises et arabes aux rythmes occidentaux et orientaux. Quant aux spectateurs qui semblaient de confession musulmane, ils ont goûté à la délicieuse musique du guitariste bien que certains n’en comprenaient pas le sens.
Cependant, le nombre réduit de Marocains dans cet endroit suscite des interrogations.

Une réticence chez les Marocains présents
Déjà, le public marocain présent au show de Gérard Edery était réticent à l’égard de la presse. Trois personnes ont répondu à la demande d’ALM par la négative. Une telle réaction nous a incités à recueillir les témoignages d’un couple de confession juive qui a également livré ses impressions autour du spectacle. «Je voudrais féliciter les autorités marocaines d’avoir organisé un si bel événement empreint de beaucoup de sérénité et de beauté. C’est un moment extrêmement agréable vu le lieu où cela se trouve. Je n’ai jamais pensé que dans une synagogue on pourrait faire de si jolies choses. On a apprêté la synagogue à s’ouvrir pour d’autres mélodies voire d’autres traditions. Et c’est merveilleux. Le matrouz qui a été tenté est absolument magnifique», déclare le Dr Khaïm El Baz.

Un manque d’éducation musicale
A propos de la non-fréquentation de Marocains musulmans de la synagogue pour les fins d’un concert, Dr El Baz indique : «C’est une question d’éducation. Il faut également avoir un goût comme on en a pour toute chose». «Si vous n’entraînez pas votre système gustatif à sentir toutes sortes de fragrances et d’odeurs, chaque fois l’autre vous paraîtra étranger. Quand même, les Marocains sont très ouverts. Il doit y avoir quelques rares phénomènes. C’est bien dommage. En tout cas, il faut leur faire écouter», enchaîne-t-il.
Son épouse, Michelle El Baz, abonde, à son tour, dans le même sens en exprimant ses sentiments quant au show. «J’ai beaucoup aimé ce moment qui était hors du temps, hors de n’importe quel lieu et qui nous a emmenés partout, qui nous a fait rêver et élever spirituellement». En effet, certains festivaliers ont éprouvé cet état d’âme en fermant les yeux pour laisser libre cours à leurs facultés auditives afin de savourer la musique et les chants séfarades du guitariste. Elle ne manque pas de s’exprimer autour des cultures musulmane et juive. «Je pense que ce sont des cultures proches et qui doivent s’interconnecter de manière à ce que l’une apporte à l’autre sans arrêt. Il faut d’ailleurs développer cette interconnexion», estime-t-elle.

Regards sur les cultures musulmane et juive
Dr Khaïm El Baz ne manque pas, par l’occasion, de s’exprimer sur ces deux cultures. Comme il le rappelle, la culture musulmane a bénéficié à celle juive. «Nous retrouvons des motifs et des thèmes musulmans arabes dans la culture juive surtout chez les séfarades, voire les ressortissants marocains», détaille-t-il. L’interlocuteur s’exprime également à propos des «juifs du Maroc qui sont restés fidèles au pays». «Quel juif du Maroc ne serait pas heureux de revenir, de voir comment on expose sa culture, on l’exprime et comment elle est si bien conservée. Il n’y a qu’à aller voir le cimetière il n’y a aucun pays qui fait autant pour un cimetière, c’est là entre autres que se trouve le foyer de la culture», poursuit-il. De quoi illustrer les messages de paix et de tolérance exprimés par le Royaume et véhiculés par le festival. Des valeurs également avancées par Abdderrafie Zouiten, président de la fondation initiatrice Esprit de Fès. Outre le cimetière évoqué, la synagogue qui a abrité le concert de Gérard Edery conserve également des photos de la synagogue avant sa restauration. Une exposition qui témoigne davantage du respect de la confession juive par le Maroc. Inégalable !

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