Leguide.ma
Leguide du jour Actualités Consommateurs Immobilier Voyages Agenda
Activités Royales Monde Economie Sport High-tech Culture Maroc
0     0     0
La vie éco, il y a 6 mois

Boissons alcoolisées : le marché légal poursuit son redressement.
Les recettes de la TIC des boissons alcoolisées ont augmenté de 10,7% en 2017, à 1,4 milliard de DH par rapport à 2016, alors que les importations ont augmenté de 22%, à 628,8 millions. Selon la profession, l’embellie s’explique par le recul de l’informel et non pas par l’augmentation de la consommation. La consommation par habitant est plus élevée en Tunisie et en Algérie.

Le business de l’alcool fait toujours recette. Selon les chiffres communiqués par l’Administration des douanes et des impôts indirects (ADII) en exclusivité à La Vie éco, les recettes de la TIC des boissons alcoolisées ont augmenté de 10,7% par rapport à 2016, à 1,4 milliard de DH (voir tableau). Cette dernière était une année de reprise après deux exercices de repli. Les recettes avaient baissé respectivement de 6,2% et de 5,3% en 2014 et en 2015 par rapport à l’exercice moyen de 2013. Coté importations, celles-ci – tous types de boissons confondus – ont augmenté de 22%, à 628,8 MDH, d’après les statistiques de l’Office des changes. L’embellie qui prévaut dans le secteur devrait se prolonger du fait du glissement des mois de Chaabane et Ramadan en mai et juin. Ceci malgré un léger recul de 1% des recettes de la TIC durant le premier trimestre de 2018 en glissement trimestriel.

Les taxes maintenues à un niveau élevé

A première vue, la hausse des recettes fiscales porte à croire que la consommation d’alcool a augmenté de manière significative. Est-ce vraiment le cas ? Pas si sûr, rétorquent nos sources. «Ce n’est pas la consommation d’alcool qui a augmenté, mais c’est l’effet de la lutte acharnée menée par la Douane contre l’informel et la contrebande qui a impacté positivement les ventes légales», explique d’entrée de jeu, Omar Aouad, secrétaire général de l’Association des producteurs des raisins au Maroc (ASPRAM), le groupement professionnel du secteur viticole. «En tout cas, la veille que nous menons en permanence au sein de la profession ne fait pas état d’une augmentation de la consommation», insiste-t-il. Aucune donnée officielle ou estimation crédible ne filtre sur le poids actuel de l’informel -qui comprend aussi bien la production artisanale que les produits de contrebande. Les professionnels du secteur sont toutefois unanimes à souligner sa prépondérance par rapport à d’autres secteurs de l’économie marocaine. Ces paramètres ne permettent pas de confirmer que l’augmentation des recettes de la TIC signifie que les Marocains consomment plus d’alcool qu’auparavant. Qu’il soit fabriqué et vendu légalement ou pas. «En 1988, le volume consommé au Maroc représentait 40% de plus que le volume actuel des ventes légales. Ceci s’explique, non pas par le recul de la consommation, mais plutôt l’inexistence de l’informel à l’époque», explique Omar Aouad.

Une source au sein du management du groupe Brasseries du Maroc (BDM) – le leader sur le marché de la bière – abonde dans le même sens : «La consommation moyenne par habitant est traditionnellement limitée et faible par rapport aux voisins maghrébins. C’est l’une des spécificités du marché marocain, en plus de la taxation élevée et le faible maillage de la distribution».
Publié en 2014 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’état des lieux mondial de l’alcool et la santé – le plus récent – corrobore le propos de notre interlocuteur. Ce rapport fait état d’une consommation moyenne par an et par habitant de 0,9 litre au Maroc, derrière l’Algérie (1 litre) et la Tunisie (1,5). La part des Marocains abstinents – non consommateurs ou consommateurs n’ayant plus consommé depuis au moins 1 an – s’élève à 94,6%.
Interpellé par La Vie éco, un chef de produits chez un grand importateur de produits haut de gamme soutient sous couvert d’anonymat que la consommation s’apprécie en quantité et en qualité sur le segment dans lequel il opère. «Dans les grandes villes, les gens sortent de plus en plus. Nous assistons également à une féminisation et un rajeunissement du profil des consommateurs», précise-t-il.

L’Alcool demeure surtaxé au Maroc

S’il est évident que le facteur religieux est une grosse épine dans le pied des industriels, il n’en demeure pas moins que d’autres facteurs spécifiques au marché marocain freinent la consommation. Tout d’abord, il faut rappeler que les TIC appliquées aux boissons alcoolisées représentent la moitié du prix, voire plus. Pour le cas des vins, elle représente «l’équivalent du coût de revient du produit», à en croire Omar Aouad. «Les prix au Maroc sont parmi les plus élevés en Afrique», observe notre source au sein de BDM. Les augmentations survenues en 2010, 2012 et 2014 n’ont rien arrangé. Illustration : la TIC sur la bière est passée de 550 DH/hl – l’équivalent de 100 litres- en 2009 à 900 DH en 2012. Celle appliquée sur les vins ordinaires de 260 DH/hl en 2009 à 700/hl en 2012. Pareil pour les spiritueux dont la TIC est passée de 7000 DH/hl en 2009 pour un hectolitre d’alcool pur à 15 000 DH/hl. Cela sans oublier la vignette fiscale qui surenchérit davantage les prix. Résultat : la production artisanale – activité grise à cheval entre informel et formel – avait explosé en 2014, représentant ainsi 60% du volume écoulé par le circuit formel, à en croire une étude de l’ASPRAM (www.lavieeco.com). Ces relèvements de TIC ont-ils un soubassement politique ou idéologique ? «Nous ne croyons pas que ça soit le cas», estime Omar Aouad.
Autre facteur et non des moindres, le faible maillage du réseau de distribution. Selon l’ASPRAM, les points de vente s’élèvent à ce jour en tout et pour tout à 1600. «Les restrictions d’autorisations font le nid de l’informel. Il y a des dizaines de milliers de kilomètres carrés où il n’y a pas un seul commerce autorisé. De 3 000 dans les années 80, le nombre de points de vente est tombé 1600 de nos jours», explique Omar Aouad. «Comment pourrait-on satisfaire la demande des touristes si l’on organise la Coupe du monde en 2026 ?», s’interroge-t-il.

Mis à part l’interdiction de consommation prônée par l’islam, le mois de Ramadan ampute chaque année l’activité de près d’un trimestre (40 jours avant le mois sacré et 10 après). Quand ce dernier coïncide – à l’instar des dernières années – avec la saison estivale, l’impact est encore plus conséquent.

En savoir plus
Lire aussi

Les cigarettes lourdement taxées dans le projet de loi de Finances : 10 DH par paquet pour les blondes et 7 DH pour le segment low.

Bonne nouvelle pour les fumeurs: ils vont certainement devoir réduire leur consommation puisque les prix des cigarettes risquent de subir de fortes hausses en 2019. Dans le projet de loi de Finances, il est prévu, en effet, des augmentations de la composante TIC dans le prix du paquet.
Le PIB touristique dépasse les 72 milliards de dirhams.

Le PIB du tourisme s'est élevé à 72,4 milliards de dirhams (MMDH) en 2017 contre 66,9 MMDH un an plus tôt, soit une progression de 8,3%, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).
Casa-Settat: Les détails de l'étude "Post-création" des entreprises.

Un tiers des entreprises immatriculées via le CRI de Casablanca-Settat ne dépasse guère les cinq ans d’existence, selon une étude sur le parcours Post-création des entreprises créées dans la région.
La BID édite son modèle de coopération Sud-Sud.

Elwalid Abdelaal Hamour, directeur du hub régional de la BID à Rabat (à gauche), et Mohamed Methqal, ambassadeur, DG de l’Amci (Agence marocaine de coopération internationale), lors de la cérémonie de lancement de la publication la semaine dernière.
Filière pommier : Filière pommier Lancement de plusieurs projets de valorisation à Taroudant

La province de Taroudant a vu, vendredi, le lancement d’une série de projets de valorisation de la filière du pommier, dans le cadre d’un vaste programme visant le renforcement de l’apport de l’arboriculture et des produits du terroir au développement socio-économique local.
FMI : Menaces sur la croissance mondiale.

La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a indiqué jeudi à Bali que des guerres commerciales de plus en plus accentuées menacent fortement l'avenir de l'économie mondiale.
Saham-Sanlam : l’acquisition finalisée.

Sanlam et Santam annoncent officiellement la finalisation de l’opération d’acquisition de la participation restante de 53,37% de SAHAM Finances.
Une Franco-Marocaine à la tête d'un des plus grands groupes industriels d'Europe

La Franco-Marocaine Ilham Kadiri prendra les commandes de Solvay, un des plus grands groupes industriels européens et leader de la chimie mondiale dans moins de 5 mois.
Inégalités sociales, toujours plus profondes.

139 programmes couvrant des domaines variés tels que l’éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté, l’emploi…
Aquaculture. 23 nouveaux projets d’investissement retenus.

23 projets aquacoles de 400MDH vont être réalisés au Souss Massa. Ce sont les résultats des appels à manifestation d’intérêt lancés par l’Agence Nationale pour le Développement de l’Aquaculture dans ladite région, entre le 27 décembre 2017 et 27 mai 2018.



Leguide Immobilier


Duplex à Skhirat plage, Skhirat
Superficie : 140m²
Prix Location Meublé : 8 500 DH
Référence : 111

Leguide Conso


Brother - FAX T-102
Brother Fax Transfert Thermique Fax T102 9.6 Kbps, mémoire 25p, Chargeur doc.10f, Cap papier 30f, 100 N° abrégés, 4 Monotouches

Leguide Voyage


Le Mauresque
Mariage de l'authenticité Marocaine et de la modernité des lounge ou la cuisine métissée est à l'honneur. Mauresque Lounge est le reflet du Maroc d'aujourd'hui : fidèle à ses racines, fier de son savoir-faire, créatif et ouvert au monde.