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La vie éco, il y a 8 mois

«Pastorales électriques» : quand l’exode avance sur le fil.
«Pastorales électriques» est un film documentaire d’Ivan Boccara, qui aborde le processus d’électrification dans le Haut-Atlas et ses conséquences sur la population sur le court et moyen terme. Coproduit par «2M», sa diffusion sur la chaîne nationale est prévue pour dimanche 8 avril.

L’on nous dit souvent, sur un ton teinté de mélancolie, que la campagne n’est plus ce qu’elle était, que le courant électrique y a apporté de la modernité et de l’ouverture sur le monde. L’on souligne également l’effet de l’introduction de la télé et d’internet sur l’habitus, les mœurs et les mentalités. Souvent bénie, mais paradoxalement blâmée, l’électrification est en effet liée à une profonde transformation sociale des zones rurales. La migration de la jeunesse, en particulier, est au cœur de cette mutation qui ébranle visiblement les femmes et les hommes que l’on découvre dans «Pastorales électriques», un film documentaire du réalisateur Ivan Boccara.

Pour réaliser ces 93 minutes qui témoignent de la vie des habitants du Haut-Atlas, Ivan Boccara a parcouru la région pendant huit ans. Rien que cela. Dès les premières images du film, le vieux Ouabdi qui s’impatiente face aux lignes de haute tension électrique, encore inanimées, nous plonge dans la rudesse de la vie pastorale. Tout au long du documentaire, l’exode transparaît inéluctable au bout du fil…

L’électricité, ce miracle

Si l’électrification fait son chemin, depuis 2008, dans le cadre du plan national de désenclavement des zones rurales, les habitants du Haut-Atlas n’ont pas attendu pour s’équiper en télés, en téléphones portables et en divers gadgets énergivores. Pas étonnant qu’ils se soient précipités d’alimenter leurs foyers en installations adéquates, malgré leur coup élevé qui peut, parfois, correspondre au revenu d’un mois ou plus.

Partout sollicité, Abdellah l’électricien évalue les besoins de chaque ménage et installe l’équipement nécessaire. Par la force de son activité professionnelle, il se pose en intermédiaire pour négocier un fil électrique pour les institutrices de l’école ou l’imam du village. Son rôle au sein de la communauté est crucial, car il est perçu comme l’émissaire de cette modernité tant désirée. Même si considérée comme une distraction néfaste pour le quotidien.

C’est en tout cas ce que pense Aïcha, dont les enfants sont absorbés par les séries télé. «C’est pour cela que Dieu ne veut plus venir en aide aux hommes. Les gens ne veulent plus du bétail, ni travailler la laine. Ils ne veulent plus cultiver, ni battre le grain. L’homme a réduit ses activités pour se reposer et Dieu a réduit son aide», déduit-elle.

Ton pays est comme ta mère

L’on peut imaginer que le désenclavement des zones rurales du Maroc participe à la lutte contre l’exode rural. Le film d’Ivan Boccara nous prouve que non. Non que l’électrification ne représente pas un progrès majeur dans le quotidien des paysans, mais elle reste insuffisante pour retenir les jeunes générations assoiffées de modernité ou tout simplement à la recherche d’opportunités de travail. C’est le cas de Brahim et Aïcha qui envisagent de déménager en ville, car l’agriculture ne nourrit plus son homme. Ils espèrent que Brahim trouve un job de gardien et qu’il emmène femme et enfants pour rester près de lui, au lieu de vivre loin d’eux et gaspiller le peu qu’il gagnerait en transport.

Consternée, la vieille Merri a vu ainsi son village se dépeupler de ses gens. L’électrification, pour elle, n’a pas de valeur si les jeunes ne veulent plus rester. Elle estime que l’on était plus heureux avant, même le ventre vide. A croire que cette modernité a encouragé les hommes à partir au lieu d’améliorer leurs conditions de vie et les retenir.

Mais ce n’était pas de gaité de cœur que ces hommes prennent la route pour la grande ville. «Ton pays, c’est comme ta mère», exprime l’un d’eux pour décrire le sentiment d’exil qui accompagne leurs périples urbains. Et lorsqu’on suit Hmad, en partance pour Agadir, en fin de film, c’est les gémissements de la petite Aïcha qui restent en fond sonore de ces paysages imprenables, ternis par la misère.

Ivan Boccara est né au Maroc. «Pastorales électriques» est son troisième long métrage documentaire sur la région du Grand Atlas qu’il connaît et sillonne depuis une vingtaine d’années.


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